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Brasil, chaleur…

Classé dans: Brésil | 6

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Du 16 juin au 7 juillet 2015

 

Nous nous levons de bonne heure pour passer la frontière, le mauvais temps devrait bientôt être de retour alors il faut en profiter. Rien de bien compliqué pour ce passage là, beaucoup de touristes passent la frontière seulement pour aller visiter les chutes alors c’est très simple, on a même pas besoin de descendre de sa voiture pour faire tamponner le passeport. A notre grande surprise, il n’est pas nécessaire non plus de faire un permis d’importation du véhicule côté Brésil, nous gagnons donc du temps ! Nous prenons tout de suite la direction des chutes, la visite devrait être plus rapide puisque le site est beaucoup plus petit. Nous prenons nos tickets à l’entrée et montons à bord d’un bus qui nous conduira jusqu’aux abords du sentier de randonnée. J’ai la bonne idée de proposer à tout le monde d’aller nous asseoir au deuxième étage du bus pour avoir une meilleure vue sauf qu’il fait frisquet ce matin… On se gèle sévère là haut et nous arrivons à destination congelés, nous qui pensions trouver de la chaleur au Brésil ! Nous réchauffons nos vieux os quelques minutes au soleil et prenons le sentier de 1,2 km qui va nous mener aux différents points de vue sur les chutes. Le panorama est très différent de celui côté Argentine, ici les chutes se déroulent vraiment devant nous en amphithéâtre, la vue d’ensemble est beaucoup plus spectaculaire. Nous sommes une nouvelle fois épatés par tant d’eau. Le débit de la rivière peut aller jusqu’à 6500 m3/s en période de crue et le nombre des chutes varie de 150 à 270 selon la période et nous nous trouvons à une période où l’eau est abondante. Nous progressons lentement sur le sentier en appréciant le paysage et en multipliant les clichés sur cette merveille de la nature. A la fin du sentier, nous atteignons une longue passerelle qui s’avance au dessus de l’eau jusque sous le « Salto Union ». La fameuse « Garganta del Diablo » qui nous avait déjà beaucoup impressionnée côté argentin. Nous surplombons les chutes dans un vacarme du diable, c’est encore plus saisissant de ce côté ! Nous ne sommes pas seulement rafraîchis par une petite bruine mais nous prenons cette fois-ci une véritable douche, nous sommes trempés !!! Mais c’est tout simplement grandiose. On nous avait conseillé de faire les deux parcs et il est vrai qu’ils sont tous deux très biens et offrent des perspectives vraiment différentes. Les chutes d’Iguazu resteront pour nous un des points forts du voyage. Nous déjeunons rapidement dans le parc au soleil pour nous sécher un peu et décidons de profiter du beau temps pour faire le parc des oiseaux qui se trouve juste à côté.

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Ce parc ornithologique situé en pleine forêt tropicale regroupe plus de 1000 oiseaux tropicaux. On aurait certes préféré voir tous ces animaux en liberté mais soyons honnêtes la balade est très agréable et le fait d’approcher les oiseaux dans des volières géantes est fantastique. On croise des oiseaux magnifiques entre autres : une multitude de toucans, des aras de toutes les couleurs (qui nous cassent les oreilles), des chouettes, des aigles, des nandous, des ibis rouges, des flamants roses, des perroquets aussi beaux que colorés, des grues couronnées et même un incroyable casoar (genre de poulet géant !). Les filles sont aux anges, elles courent de volière en volière pour découvrir à chaque fois des espèces d’oiseaux différentes. Une visite qui finit en beauté notre première journée au Brésil !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Nous nous posons ensuite un peu pour faire connaissance avec ce nouveau pays. Le Brésil, petit pays de 8 512 000 km2 pour 201 millions d’habitants dont la langue officielle est le portugais, aïe c’est là que ça se corse !!! Au départ, nous n’avions pas prévu de visiter cet immense pays qui à lui seul aurait nécessité 6 mois de voyage, nous n’avons donc ni carte, ni guide, ni dictionnaire de portugais. Je ne sais pas qui a dit que le portugais ressemblait à l’espagnol mais en tout cas nous on comprend rien ! Il y a certes quelques mots qui se ressemble mais une chose est sûre leur accent est unique… Donc à partir d’aujourd’hui, nous parlons avec les mains. Notre première impression sur le pays est plutôt bonne, c’est très propre, les gens sont aimables et il y a également des magasins et des supermarchés partout ce qui va nous faciliter la tâche… Nous faisons le plein et décidons le lendemain d’aller visiter le barrage d’Itaipu qui est situé entre le Paraguay et le Brésil sur le fleuve Parana. Sa construction a soulevé de nombreuses polémiques liées notamment à son impact sur l’environnement mais il se veut aujourd’hui un des fers de lance du développement durable. Le barrage d’Itaipu est désormais le deuxième plus grand barrage du monde après celui de la Chine. Celui-ci couvre 80% des besoins en électricité du Paraguay et 15% du Brésil. La construction du barrage a nécessité autant de béton que pour construire 20 stades de foot et autant d’acier que pour bâtir 380 Tours Eiffel, c’est un monstre. Après avoir visionné un film, nous montons à bord d’un bus pour commencer la visite. Nous profitons de deux arrêts pour voir de plus prêt ce géant de béton en faisant une boucle du côté Paraguayen (nous pourrons dire que nous avons été au Paraguay !). Le niveau de l’eau du lac est trop bas pour que nous puissions assister à un lâcher d’eau, cela ne s’est pas produit depuis un an, dommage car cela doit vraiment être spectaculaire.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Il est temps maintenant de reprendre la route en direction des côtes brésiliennes. Une idée nous titille depuis quelques temps, découvrir la ville mythique de Rio de Janeiro… Cela représente un petit détour de 2000 km certes mais nous ne pouvons tout de même pas rater cela. Nous briefons les filles, nous allons faire de la route et ça ne va pas être drôle… Cédric voit son rêve de gamin se dessiner petit à petit : il va enfin voir le Corcovado (le christ en haut de sa montagne). Pour un croyant comme lui, c’est vrai que c’est indispensable !!! Bref, nous prenons la route et roulons, roulons, roulons et payons, payons, payons les nombreux péages… Nous traversons même Sao Paulo, troisième plus grande métropole du monde avec ses 20 millions d’habitants, heureusement nous sommes dimanche et le trafic est moins dense. Cette ville est un monstre, on à l’impression qu’une fois dedans on ne peut plus en sortir. Nous nous arrêtons en fin de journée dans une station service où nous passons la nuit. Encore une nuit où nous n’allons pas bien dormir, calés entre des semi-remorques qui feront des va-et-vients toute la nuit et en bruit de fond la route et le trafic qui ne désemplit pas. Eh oui, ça fait parti du voyage, on n’est pas toujours dans des endroits de rêve et on ne dort pas tout le temps sur ses deux oreilles. Le lendemain, réveillés au petit matin par le bruit, nous reprenons la route et avalons à nouveau les kilomètres… Après 4 jours de route, nous arrivons enfin en périphérie de Rio. Comme dans toutes les grandes villes, les quartiers qui s’y trouvent sont très pauvres, sales et le trafic est épouvantable. Nous mettons de longues minutes à atteindre le centre ville, nous ne pouvons détourner le regard de ses nombreuses favelas qui couvrent les collines de la ville. La circulation est difficile avec le camping car, nous décidons de nous poser directement sur le parking gardé du Pain de Sucre et de ne plus y bouger, nous utiliserons les transports en commun pour nous déplacer. En effet, Rio de Janeiro compte 6,3 millions d’habitants et sa situation entre océan et montagnes rend la circulation difficile. Nous ne perdons pas de temps et décidons tout de suite de monter en haut du Pain de Sucre pour découvrir « Rio, la merveille » depuis en haut. Nous prenons un premier téléphérique puis un second qui nous mène tout en haut du fameux rocher. La vue est magnifique et nous nous rendons tout de suite mieux compte de la grandeur de la ville et surtout de sa situation incroyable. D’un côté, l’océan et ses nombreuses îles et de l’autre, la ville nichée au creux des collines. Nous apercevons au loin le Corcovado (statue du Christ) qui domine la ville et même les célèbres plages de Copacabana et d’Ipanema. Le temps se couvre petit à petit mais la vue est à couper le souffle. Nous avons du mal à croire que nous sommes bel et bien dans cette ville mythique ! Nous rencontrons même au passage de petits singes joueurs, « comme dans le dessin animé de Rio » nous disent les filles ! Nous cessons nos rêveries et redescendons de notre nuage en prenant le téléphérique. Nous prenons la direction du quartier bohème de Santa Teresa. C’est un des seuls quartiers de Rio où l’on peut déceler un semblant de charme, avec ses rues pavées et ses maisons de maître. En effet, les autres quartiers sont vraiment inesthétiques, il n’y a aucune harmonie entre les bâtiments, plutôt vieillots et même les hôtels ne cassent pas des briques. Nous nous promenons donc et allons admirer « l’Escadaria Selaron ». Un coup de folie de l’artiste chilien Jorge Selaron qui décida un jour de couvrir les marches de l’escalier de la Rua Joaquim Silva de mosaïques colorées. Un travail original et plutôt réussi ! Nous prenons ensuite un repas pantagruélique dans un petit restaurant. Au menu, poulet, chorizos, bœuf, côtes de porc, frites, riz, manioc, tout cela en quantité énorme et pour une bouchée de pain ! Une fois rassasiés, nous décidons d’aller passer la fin de la journée sur la plage de Copacabana. La plage est belle mais malheureusement bordée d’immeubles disgracieux. Nous nous prélassons et nous amusons à regarder les brésiliens sur la plage. Ah, les brésiliens et leur culte du corps, ce n’est pas une légende, les strings, les belles fesses, les muscles etc… C’est véridique ! Pour finir la journée, nous nous payons une petite Caipirinha (cocktail local) sur la plage de Copacabana, la belle vie quoi !!!! Nous regagnons ensuite sans rechigner le camping car après cette belle journée bien fatigante.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le lendemain le ciel est on ne peut plus bleu, la journée idéale pour aller jusqu’au Corcovado, voir le « Cristo Retentor ». Nous montons jusque là-haut à l’aide d’un charmant petit train qui se fraye un passage au milieu de la forêt tropicale. C’est étrange d’être en pleine ville et de se retrouver d’un coup au milieu de la forêt avec des singes et des oiseaux. Après une vingtaine de minutes nous arrivons à destination. Nous descendons du train et montons en courant la volée de marche qui nous mène au sommet. Et là on en prend plein les yeux : le Christ d’abord qui nous impressionne par son imposante carrure et puis ensuite la vue exceptionnelle à 360° sur la ville. C’est un moment tout simplement magique, mais on a toujours du mal à réaliser que nous sommes à Rio de Janeiro ! Il est vrai que Rio au point de vue architectural ne vaut pas vraiment le coup mais sa situation dans ce décor de rêve en fait réellement une des plus belles villes du monde. Nous profitons du site le plus possible jusqu’à ce que le nombre de touristes au mètre carré ne soit plus acceptable pour nous. Nous reprenons notre petit train pour redescendre la tête pleine de belles images ! Nous passons le reste de la journée à nous balader, nous faisons un petit crochet par la boutique Havaianas pour nous chausser à la brésilienne et finissons cette fois-ci par la plage d’Ipanema. Le soir, nous changeons de bivouac pour un parking sympa en bord de plage et nous dînons en compagnie des Lilibussiens qui eux repartent le lendemain.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Pour nous au programme, visite du stade Maracana puisqu’au Brésil le foot est une institution ! Nous hâlons un taxi pour qu’il nous y dépose. Sur la route, le chauffeur nous montre le Sambodromo, l’épicentre du fameux carnaval de Rio avec ses immenses gradins. D’ailleurs nous apercevrons également quelques chars dans des entrepôts autour de la ville, ce doit être un sacré évènement ! Nous arrivons donc au stade pour une petite visite, il y a peu d’étrangers et finalement beaucoup de brésiliens qui viennent visiter ce lieu mythique pour eux. Cela commence par une petite exposition à l’entrée avec les différentes coupes du monde remportées par le Brésil, un hommage à des joueurs comme Pelé ou Zico ou encore avec des maquettes du stade. Nous filons ensuite vers les vestiaires… Eh bien, ils ne s’embêtent pas les joueurs c’est plutôt luxueux ! Nous prenons place sur les sièges des joueurs où sont accrochés les maillots des meilleurs pour faire quelques photos. Nous passons ensuite dans le tunnel que les joueurs empruntent pour accéder au terrain de foot, c’est là qu’on se rend compte que ça doit être drôlement impressionnant de sortir par là devant une foule en délire. Nous finissons pas monter dans les gradins et par visiter les loges VIP et puis ensuite les filles s’entraînent aux tirs au but avec un jeu vidéo. Une visite plutôt amusante, on sent vraiment que le foot fait parti intégrante de la culture brésilienne. Nous avons croisé quelques footeux brésiliens très émus d’être là, à prendre en photo chaque mètre carré du stade, ou toucher chaque maillot, il y en a même un qui embrasait la foule en sortant du stade comme si c’était un joueur connu et cela avec le plus grand sérieux du monde ! Ainsi s’achève notre découverte de Rio, nous décidons de reprendre la route…

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le lendemain, le réveil est brutal, le téléphone sonne, la banque a décelé des prélèvements sur notre compte provenant d’Indonésie, en d’autres mots, nous nous sommes fait pirater notre carte, il faut que nous fassions opposition dans les plus brefs délais. Et comme j’ai perdu ma carte bancaire il y a 15 jours et que celle de Cédric est maintenant périmée, cela veut dire que nous n’avons plus de carte bancaire pour finir le voyage, aïe ! Nous allons donc vite retirer du cash avant qu’on nous dépouille et avant que la banque fasse opposition, quelle poisse. Nous courons toute la matinée dans les différentes banques pour faire nos retraits, en espérant qu’il ne nous arrive pas un pépin qui nécessiterait une grosse sortie d’argent. Heureusement que nous avons déjà réservé nos billets d’avion et de train ! Deuxième mauvaise nouvelle de la journée, nous sommes en panne de gaz, il va falloir courir dans Rio pour faire recharger nos bouteilles… Une fois, notre problème de carte résolu (merci Myriam !), nous nous enfonçons dans le trafic infernal de la ville pour atteindre le nord où se trouvent les grandes compagnies de gaz. C’est l’horreur mais nous y arrivons enfin. Nous tentons une première usine et nous nous faisons gentiment refouler. Une deuxième, puis une troisième, puis une quatrième, bref on les fait toutes et pas moyen de faire remplir nos bouteilles. On ne peut même pas acheter une bouteille brésilienne puisque que nous n’avons pas du tout les bons raccords, quelle galère… La seule solution serait de bidouiller un bout de tuyau mais c’est compliqué pour trouver les bons embouts et avec notre excellent portugais autant dire que c’est pas gagné. Il nous reste un mois de voyage, nous décidons finalement de ne pas nous embêter avec ça, nous ferons sans gaz… Cela veut donc dire que nous prendrons des douches froides (je précise que c’est l’hiver ici et qu’il ne fait non plus super chaud), que nous n’avons plus de frigo et surtout que nous ne pouvons pas cuisiner quoi que ce soit. Nous faisons donc les restaurants de routiers qui proposent des buffets avec un prix au kilo donc pas trop cher et autrement c’est soit sandwiches soit salades, autant vous dire qu’on va se venger en rentrant ! Nous gardons tout de même le moral et repartons de plus bel.

Nous modifions un peu notre rythme de croisière, nous avons un mois devant nous pour rejoindre Montevideo en Uruguay et à part la côte et les plages il n’y a plus grands choses à faire dans ce coin là alors nous prenons notre temps. Nous décidons de faire tranquillement la côte entre Rio et Sao Paulo qui paraît-il est magnifique. Premier arrêt, la petite ville de Paraty et ses nombreuses plages. Alors pour les plages, on repassera puisqu’elles ne sont accessibles qu’en bateau mais pour ce qui est de la ville, nous ne sommes pas déçus, c’est très mignon. Les petites maisons blanchies à la chaux aux balcons et aux fenêtres multicolores, les jolies petites églises, les rues pavées (où on ne peut éviter de se tordre une cheville), les petites boutiques artisanales et les nombreuses terrasses de restaurants où il fait bon se prélasser au soleil. Un air de vacances quoi… Nous faisons une petite pause de 3 jours dans ce petit coin sympathique, flânons, mangeons de bonnes glaces et en profitons pour nous initier à la samba grâce aux nombreux musiciens qui animent les bars et restaurants.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Assez traîné, il nous reste tout de même 2000 kilomètres à parcourir alors il nous faut repartir… Nous prévenons les filles, aujourd’hui nous roulons toute la journée. Il fait un temps magnifique, la côte est splendide et les plages n’en finissent plus. Nous roulons depuis une heure, je demande à Cédric de s’arrêter sur une plage pour prendre quelques photos. Nous nous posons quelques minutes sur le sable dans ce décor de rêve, la plage est vraiment superbe, aucun de nous n’a envie de repartir et d’ailleurs pourquoi repartir… « Les filles ça vous dit de passer la journée ici », la réponse ne se fait pas attendre, elles filent dare-dare chercher les seaux et les pelles et nous passons une excellente journée à nous prélasser sur la « Praia Vermelha » qui porte bien son nom (plage merveilleuse) !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Bon cette fois nous repartons vraiment, un petit arrêt au supermarché où nous faisons d’ailleurs la connaissance d’une famille de voyageurs nantaise très sympathique et nous filons. Après quelques centaines de kilomètres, nous quittons cette magnifique côte pour rattraper l’autoroute. Nous mettons 3 journées pour atteindre Florianopolis et la presqu’île de Santa Catarina et ses belles plages. On nous a parlé à plusieurs reprises de cet endroit et je dois dire que nous n’imaginions pas cela du tout comme ça. On s’était imaginé de nombreuses plages sauvages, des petits villages de pêcheurs et il s’avère que l’île est très habitée. Nous sommes un peu déçus, nous y passons deux jours à la recherche d’un petit coin sympa mais rien de vraiment concluant alors nous repartons.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Au fur et à mesure que nous descendons les températures se rafraîchissent et le temps est parfois couvert, nous organisons donc nos journées en fonction du temps. Beau temps, on profite, mauvais temps, on roule ou on finit le programme scolaire ! En l’occurrence, aujourd’hui la météo est clémente, le soleil brille alors nous nous arrêtons à la « Praia Do Rosa », une des plages les plus réputées du Brésil. Malgré le soleil, la baignade n’est pas envisageable, le vent souffle, les vagues sont énormes et l’eau est glaciale, seuls les surfeurs se jettent à l’eau sans hésiter (avec leurs combis je précise). Ce sont des acharnés, de 7h du matin à la tombée de la nuit, la plage ne désemplit pas. Nous nous promenons et profitons tout de même de la plage et tentons d’apercevoir des baleines au loin. Malheureusement, ce n’est que le début de la saison et nous n’en voyons pas, nous tenterons peut-être notre chance en Uruguay.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Vu qu’il n’est pas possible de se baigner nous prenons la tangente vers l’intérieur des terres en direction de Gramado. Dans notre guide, Gramado nous est présentée comme une petite station de montagne aux allures de village Suisse. Lorsque nous prenons la route le matin pour nous y rendre, il pleut des cordes, ça nous met tout de suite dans l’ambiance. Quelle impression bizarre lorsque nous arrivons, un brouillard épais s’est abattu sur la ville, il fait un froid de canard et tout nous semble comment dire « surfait » : les décorations de noël et les bonhommes de neige, les chocolatiers, les bâtiments au style autrichien, les boutiques chics qui vendent doudounes et écharpes et les restaurants qui proposent des fondues au fromage. Tout y est à part que ça sonne vraiment faut. On s’est dit que les brésiliens qui n’avaient pas les moyens de se payer des vacances au ski venaient là pour avoir un semblant d’hiver. Pour des Haut-Savoyards en revanche, ça ne le fait pas, nous reprenons donc la route sans tarder. Tant pis, nous quitterons le Brésil sur cette fausse note.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Nous traversons des kilomètres de marécage pour atteindre la frontière Uruguayenne. Nous sommes un peu triste de quitter le Brésil que nous avons beaucoup aimé, la chaleur n’était pas toujours là mais on l’a tout de même ressentie à travers la gentillesse de ses habitants.

C’est notre dernier passage de frontière, nous prenons une petite claque et réalisons que ça y est, nous sommes à la fin de notre voyage.

Notre séjour en Uruguay se résumera à quelques plages, nous sommes malheureusement un peu en avance pour voir les baleines franches. En plus, il fait un froid de canard, l’hiver est bien là, heureusement que nous avons réussi à remplir notre bouteille de gaz pour avoir du chauffage !

 

 

Voilà, c’est la fin de 13 mois de vie intense où nous avons parcouru 55 000km, traversé 16 pays pour explorer une partie de ce fabuleux continent.

Une expérience en famille que nous ne sommes pas prêts d’oublier et des rencontres qui nous amènerons sans doute à faire d’autres voyages.

Maintenant, il faut prendre le temps de digérer tout ça, prendre du recul pour réaliser le bout de chemin que nous avons parcouru. Nous aurons sûrement des souvenirs différents mais chacun sortira grandi de cette aventure d’une manière ou d’une autre. En tout cas nous sommes heureux d’avoir partagé ces moments inoubliables tous les quatre et nous espérons pouvoir en partager encore beaucoup d’autres dans les années à venir…

6 commentaires

  1. birraux
    | Répondre

    Tu as nous faire pleurer mais en même temps il faut bien revenir pour repartir
    a très bientôt
    bisous mjeanne

  2. marjo
    | Répondre

    franchement t as pas envie de retrouver ton lit ta machine à laver ton aspirateur et ton fer à repasser …..ils t ont pas manqués??????
    Gros bisous et bon retour c etait genial j adore te lire !

  3. marjo
    | Répondre

    et au fait t as le bonjour de Rachel !

  4. nicole
    | Répondre

    Bon retour parmi nous
    Ce fut un réel plaisir de suivre vos aventures. Il faut bien revenir pour pouvoir repartir ensuite….
    Bisous

  5. famille riviere (nathalie gottreux)
    | Répondre

    Merci de nous avoir fait voyager parmis vous!!
    c’était vachement touchant,tant de belles choses que vous avez partagées…
    ça nous a vraiment fait rêver!!
    espère que le retour c’est bien passé et l’acceuil aussi

  6. Patricia Plateau
    | Répondre

    Alors ça y est? C’est fini? Il me semble que c’était hier qu’on vous croisait à Page avec Sophie! Bon retour chez vous, et votre récit tout au long de votre parcours était extraordinaire à suivre!

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