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Ecuador, El Mitad del Mundo

Classé dans: Equateur | 5

Du 18 mars au 11 avril 2015

 

Aujourd’hui les filles sont ravies : c’est passage de frontière. Maintenant quand on leur annonce elles savent tout de suite que ça va être long et ennuyeux et qu’il va falloir s’armer de patience. C’est avec la pluie que nous nous levons, pas grave, nous aurons moins l’impression de perdre notre temps !

Nous arrivons bien vite à la frontière où règne une ambiance plutôt festive… Un bus de supporters d’une quelconque équipe de sport équatorienne est garé près de nous. Ils portent les couleurs de l’équipe, entonnent leur hymne au son des trompettes et des tambours… Visiblement, ils n’ont pas encore cuvé de la veille ! L’ambiance est sympa mais du coup ça ne nous arrange pas, la douane est bondée et la queue est sans fin… Nous prenons notre mal en patience et arrivons enfin au bout des démarches.  A nous l’Equateur !!!!

Nous faisons un premier arrêt non loin de la frontière à Tulcan pour y visiter son cimetière. Celui-ci est connu pour le talent de ses jardiniers qui rivalisent d’imagination pour créer de magnifiques sculptures végétales. Les cyprès prennent la forme de totems précolombiens, d’animaux ou de figures géométriques. Malheureusement, il pleut averse mais cela ne nous empêchera pas d’apprécier ces magnifiques sculptures.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Nous continuons notre route pour faire un arrêt quelques jours dans un camping tenu par des allemands au bord de la « Laguna Yahuarcocha » près d’Ibarra. Au programme, changement des plaquettes de frein, ménage de printemps et lavage du linge ! Que de réjouissances… Notre arrêt dans le coin sera finalement plus long que prévu. Mon mal de dents s’intensifie, je dois donc à contre cœur aller chez le dentiste. Heureusement, nos hôtes nous en conseillent un bon, le Docteur Balanos ! J’y vais sans rendez-vous, il entre dans la salle d’attente, fait une bise à tous les patients et me prend tout de suite. Il m’examine et les dégâts sont assez importants, je dois dire que je suis un peu nerveuse, son cabinet est assez semblable aux nôtres mais je ne sais pas trop comment il travaille. Il me laisse avec son assistante, celle-ci me met un tablier énorme en plastique sur moi et elle en met un aussi. Là, je commence à paniquer, dans ma tête j’imagine déjà une boucherie avec du sang qui gicle partout… En fait, elle voulait juste me faire une radio, ouf ! Ensuite le docteur me fait une anesthésie de cheval et c’est parti. Je change de siège, je passe entre les mains de 3 ou 4 personnes différentes, les autres patients passent à côté de moi et j’ai ensuite la visite de Cédric et des filles pendant que j’ai la bouche grande ouverte. Un vrai hall de gare. J’ai droit à 2 autres rendez-vous mais il fait vraiment du bon travail, je suis soulagée. Il arrache même la dent qui bouge de Léonie avec une grosse pince ! Bref une sacrée expérience…

Entre mes rendez-vous, nous décidons de ne pas poireauter au camping et de descendre un peu plus dans le sud pour ne pas perdre trop de temps. Samedi, nous partons donc au marché d’Otavalo réputé pour ses tissages. Les « Otavaleno » ont été contraints à se faire tisserands par les colons espagnols. Ils deviennent rapidement les plus productifs du pays et se sont bâtis petit à petit une excellente réputation désormais internationale. C’est comme cela que le samedi, la « Plaza Poncho » fourmille d’une agitation inhabituelle. Les étals sont nombreux et l’on y retrouve l’artisanat local : des rouleaux de tissus, des couvertures, des tapisseries, des longues « fajas » (ceintures à motifs) et des « cintas » (galons utilisés par les femmes pour nouer leur chevelure). Nous remarquons également d’autres formes d’artisanats : des peintures, des chapeaux de feutres, des instruments de musiques et des bijoux… Hormis le fait que ce marché recèle de merveilleux souvenirs, nous apprécions sont côté typique. Beaucoup d’hommes et de femmes sont en habits traditionnels, Les femmes portent des chemises brodées, des jupes longues noires et des colliers de perles couleur or tandis que les hommes sont vêtus de blanc, tous ont soit un chapeau de feutre soit un tissu posé au sommet de la tête pour se protéger du soleil. Ces visages tannés par le soleil et marqués par la dureté de la vie sont beaux. Les sourires ne sont pas automatiques mais viennent rapidement après un premier contact. Généralement, ils sont très fiers de leur culture et ne rechignent jamais à poser pour une photo. Un côté du marché est également dédié aux denrées alimentaires. Les femmes sont par terre et vendent le peu de produits qu’elles possèdent : pommes de terres, maïs, grains, poulets… Des petits stands de nourritures sont nombreux et bondés puisque les équatoriens mangent à toutes heures de la journée. Au menu cochon grillé, viande en sauce, pommes de terre mélangées à du boudin ou soupe de grains. Un marché traditionnel que nous ne sommes pas prêts d’oublier…

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Après cela, nous nous dirigeons vers la « Laguna Cuicocha » qui se trouve au pied de la montagne enneigée du « Cotacachi » où nous passons la nuit. Nous arrivons en milieu d’après midi, le site est très sympa. Nous entamons une petite marche pour prendre de la hauteur et profiter d’une vue encore plus belle sur la lagune. Lorsque nous arrivons au sommet de la colline, nous avons la chance de profiter de la fin d’un spectacle traditionnel. De jeunes gens dansent au rythme d’une musique équatorienne. Nous sommes le 21 mars, jour de l’équinoxe, ce qui est probablement la raison de cette petite fête improvisée. A la fin du spectacle, les enfants sont récompensés par un bon repas. Sur le sol une couverture recouverte de pain, de gros pois et de poulet. Les enfants se jettent dessus et prennent la nourriture à pleines mains. Un moment assez déroutant pour nous et nos bonnes manières mais que de joie dans les yeux de ces enfants !!! Une fois le site vidé de ses visiteurs, nous passons une nuit très calme au bord de la lagune.

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Le lendemain direction Cayambe où plutôt le milieu de la terre ! Nous allons jongler entre hémisphère nord et hémisphère sud. Nous n’allons pas au site le plus touristique au nord de Quito appelé « El Mitad Del Mundo » mais bien à côté de Cayambe où se situe la vraie ligne de l’Equateur. Nous arrivons sur le site : un vaste cercle pavé avec à son centre un immense cylindre creux qui marque le milieu de la terre. Nous avons avec nous notre GPS et après vérification la position indique bien « N00°00’0 ». Nous prenons toutes les photos de rigueur et avons ensuite droit à une petite explication. Nous sommes un peu déçus, hier nous étions le 21 mars, jour de l’équinoxe ce qui veut dire qu’à midi le soleil était pile au dessus du cylindre du milieu de la place ce qui se produit qu’une fois dans l’année. Nous avons manquez cela à un jour près ! Un jeune homme nous explique que sur l’Equateur, il est possible de voir les étoiles et constellations de la voûte céleste dans sa globalité. Il nous révèle ensuite que les incas avait déjà énormément de connaissances astronomiques. En effet, ils construisaient leurs sites sur des lieux bien précis en calculant certains angles par rapport au soleil et à l’équateur. C’est comme cela que l’on retrouve aujourd’hui bon nombre de sites archéologiques pré-incas.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Après ce moment riche en découvertes, nous nous dirigeons vers le lac de « Mojanda » pour passer la nuit. Ne connaissant pas l’état de la route nous espérons vivement que le camping car sera assez costaud pour nous conduire jusque là-haut ! Nous entamons la route pavée, elle n’est pas en trop mauvais état hormis quelques passages défoncés où nous passons doucement. Le problème c’est qu’avec l’altitude notre turbo se déclenche très tardivement et c’est lorsque nous nous arrêtons dans une côte à cause d’un gros trou dans la route que nous nous en rendons compte. Impossible de redémarrer !!!! Cédric redescend un peu en marche arrière, fait patiner un peu l’embrayage et arrive à repartir… Ouf ! Donc maintenant plus question de s’arrêter même lorsqu’il y a des trous. Les filles accrochez vous, ça va secouer… Nous montons au cœur de ces montagnes verdoyantes avec tout le mal du monde et arrivons enfin en haut. Le temps est couvert mais cela valait vraiment le coup. Quelques familles équatoriennes finissent tranquillement leur week-end autour d’un barbecue. Bientôt nous serons une fois de plus seuls au monde au bord de ce lac magnifique. La nuit tombe, nous nous calfeutrons au chaud dans le camping-car, le temps est couvert et la nuit va être fraîche. Mine de rien, nous sommes à 3759m d’altitude, cela se ressent d’ailleurs sur notre souffle… Le lendemain matin, le ciel est dégagé ce qui rend le lieu encore plus magique. Un équatorien toque à notre porte, il s’excuse d’être un peu alcoolisé et nous demande le chemin pour Otavalo… Le pauvre à une dizaine de kilomètres à faire, il n’est pas prêt d’arriver ! Cédric grimpe la montagne voisine afin de jouir d’une vue encore plus exceptionnelle du haut de ces 4000m d’altitude pendant que je fais les devoirs avec les filles.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Nous quittons ce petit coin de nature pour la ville, et pas n’importe laquelle, la capitale Quito ! Sur la route le paysage est parsemé de serres. En effet, l’Equateur est réputé pour la culture de ses roses qui seraient les plus belles du monde. Leurs tiges seraient parfaitement droites en raison du fait qu’elles poussent sur l’Equateur.

Nous approchons de Quito, d’énormes travaux sont en cours sur la route principale pour y arriver. D’ailleurs, nous apprécions le bon état des routes de ce pays, les axes principaux sont généralement bien entretenus, on se retrouve même parfois comme par enchantement sur une 2 x 3 voies ! Quito est installée sur les flancs du volcan Guagua Pichincha à une altitude de 2850m et compte plus de 2 millions d’habitants. Nous nous parquons sur un parking public et partons à la découverte de cette ville classée au patrimoine de l’Unesco. Nous nous concentrons essentiellement sur la vieille ville et commençons par visiter la fameuse « Compania de Jesus ». Cette église mérite que l’on s’y attarde surtout pour son intérieur. Il aura fallu plus de 150 ans aux jésuites pour venir à bout de ce somptueux édifice dont le décor intérieur contiendrait plus de 7 tonnes d’or. Nous sommes impressionnés, c’est un peu chargé mais tout de même magique ! Nous déjeunons ensuite sur le toit d’un restaurant avec une vue magnifique sur Quito. On y repère les édifices religieux principaux et au loin, au sommet d’El Panecillo (petit pain), la statue imposante de la « Virgen de Quito ». Malheureusement, la pluie nous accompagnera ensuite tout l’après-midi, ce qui nous poussera à accélérer la visite. Nous passons rapidement par la « Iglesia de San Francisco » qui est en pleine rénovation, repassons par la « Plaza de Independencia » et par le « Palacio de Gobierno » avec ses soldats en uniformes rouge et bleu montant la garde. Nous finissons par visiter l’imposante et majestueuse cathédrale et apprécions tout particulièrement ses jolis vitraux. Ainsi s’achève notre visite de la capitale qui aurait mérité sans aucun doute que l’on s’y arrête plus longuement. Nous repartons assez déçus d’autant plus que nos photos ne sont vraiment pas à la hauteur de nos attentes à cause de ce temps de cochon.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Nous allons maintenant prendre l’air sur le volcan « Cotopaxi ». Le temps est couvert et il va falloir être patient pour apercevoir le volcan actif le plus haut d’Equateur, celui-ci culminant à 5897m d’altitude. Malgré la visibilité quasi nulle sur le volcan, nous décidons d’essayer d’aller le plus haut possible avec le camping-car. Nous prenons notre élan et en avant… Nous n’arrivons pas jusqu’au parking et nous arrêtons sur le côté à une altitude record de 4529m. Une fois de plus l’air nous manque mais nous décidons tout de même de faire notre pause déjeuner ici ! Le ciel ne se découvre pas, alors nous descendons et nous offrons une petite promenade autour de la lagune de « Limpiopungo ». Malgré le froid, les alentours du lac sont fleuris, on entend au loin quelques oiseaux qui se cachent dans les fourrés à notre passage. Cette balade est revigorante. Nous nous installons ensuite pour la nuit, dans une plaine rase en face du volcan (pour avoir un œil sur lui), nous ne serons pas embêtés par les voisins puisque nous sommes seuls avec quelques chevaux qui paissent tranquillement. Soudain, une éclaircie, nous apercevons enfin le sommet enneigé du volcan, nous sautons sur l’appareil photo pour immortaliser l’instant. La nuit tombe, le silence et la profondeur de la nuit sont presque inquiétants. Le lendemain matin, il fait un peu frisquet dans le camping-car, nous restons sous la couette jusqu’à ce que le chauffage réchauffe l’habitacle. Un petit coup d’œil par la fenêtre de la capucine et c’est avec plaisir que nous apercevons le volcan. Le temps de descendre et de se lever, celui-ci est caché par les nuages et ne daignera plus se montrer. Ah, les caprices de la météo !!!

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Puisque c’est comme ça, nous laissons derrière nous le parc national du Cotopaxi et nous dirigeons vers Banos et un autre volcan le Tungurahua. La route est longue, sinueuse et montagneuse, nous arrivons à Banos en fin de journée. Cette petite ville touristique connue pour ses eaux thermales ne nous plaît guère. Bien sûr le Volcan Tungurahua qui connaît une activité accrue depuis 2006, se cache dans un épais brouillard. Nous reprenons donc la route dès le lendemain matin en direction de l’Amazonie. Nous descendons petit à petit la cordillère des Andes, la route des cascades est magnifique, sur les bords des routes, bon nombre de locaux proposent de traverser la vallée soit en tyrolienne soit à bord de trabiata (petits paniers suspendus sur un câble). Nous ne serons pas assez téméraires pour tenter l’expérience. Nous filons et arrivons à Puerto Misahualli en fin de journée. Les paysages ont changé du tout au tout. Adieu les montagnes, cela fait bizarre de ne plus voir de relief. La végétation a également bien changé, les arbres laissent placent aux bananiers… Nous faisons un petit tour sur la place du village et à notre grande surprise celle-ci est animée… par des singes capucins qui se donnent en spectacle. Il faut être vigilant car ces petites bêtes sont pleines de malice et s’amusent à piquer les affaires des passants. En deux temps trois mouvements un singe saute sur le dos de Léonie pour ensuite s’accrocher à l’arbre, elle n’a rien vu faire. Après ce festival, nous allons jeter un œil au Rio Napo sur lequel nous allons naviguer le lendemain. Les pluies ont été abondantes ces derniers jours et le rio gonflé, charrie d’énormes troncs d’arbres, espérons que ce soit plus calme demain… Après une bonne nuit de sommeil, nous nous badigeonnons de crème solaire, nous aspergeons de répulsif à moustique et chaussons nos bottes ; Nous sommes fins prêts pour affronter la forêt amazonienne ! Nous avons un guide et un bateau pour nous tout seul, nous montons à bord de notre embarcation et suivons les eaux tumultueuses du Rio Napo qui est un affluent de l’Amazone prenant sa source sur les flancs des volcans Antisana, Sincholagua et Cotopaxi. Cela nous paraît irréel d’être aux portes de l’Amazonie, le poumon de la terre.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Nous faisons un premier arrêt et sommes accueillis par Juan, qui appartient au peuple Quichua. Il nous explique que ces ancêtres, loin de toutes civilisations étaient obligés de puiser dans les ressources de la forêt pour survivre. Ils utilisaient des plantes médicinales pour se soigner, se nourrissaient de fruits, de leurs cultures et également grâce à la chasse. Juan est donc très fier de partager son savoir et de nous montrer le fonctionnement des pièges que ses ancêtres utilisaient pour capturer la faune locale. Nous nous enfonçons petit à petit dans la forêt et il nous explique avec patience le fonctionnement des différents pièges qui sont construits à base de branches, de palmes et de ficelles. Ils étaient vraiment très ingénieux, les filles sont très intéressées, elles sont parterre et essayent d’inventer des pièges avec ce qu’elles trouvent dans la forêt. Notre guide s’interrompt dans ses explications pour nous montrer une araignée juste à côté de nous. Il nous dit calmement que cette araignée de la taille d’un œuf est une des plus venimeuse d’Amazonie, elle pourrait nous tuer en quelques minutes. Sans m’affoler, je demande aux filles de ne plus jouer parterre et de ne plus toucher quoique ce soit ! J’en ai encore des frissons dans le dos… Nous finissons la visite par une initiation au tir à la sarbacane, un objet très utilisé par les Quichua pour la chasse. On se débrouille plutôt bien, les filles adorent.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Nous remontons à bord de notre embarcation et faisons un autre stop chez une famille qui cultive le Yuca (manioc). Hormis les racines, ils utilisent les feuilles qui ont une fonction médicinale. Nous goûtons donc une espèce de tisane servie dans de petits bols artisanaux. Nous tentons de ne pas faire la grimace mais on va dire que ce n’est pas ce qu’on a bu de meilleur… On espère que la plante n’aura pas l’effet inverse sur nous et que nous ne serons pas malades !!! Une jeune fille nous montre ensuite comment fabriquer de la ficelle. Elle prend de grandes feuilles de Yuca qu’elle assouplit dans un premier temps. Ensuite, elle prend un morceau de bambou qu’elle frotte sur la feuille pour enlever le vert et ne garder plus que la fibre qu’il y a à l’intérieur. Un petit coup de nettoyage des fibres, un petit temps de séchage et elle peut ensuite fabriquer de la ficelle, des sacs, des bracelets ou tout autres objets. Elle finit par nous faire une démonstration de poterie et les filles mettent la main à la pâte (ou plutôt à l’argile) pour essayer de faire un petit pot, ça à l’air tellement facile quand on regarde faire les autres !!!

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Notre dernier arrêt de la matinée, est une balade dans la forêt amazonienne, notre guide prend son coupe-coupe et nous nous enfonçons dans la jungle équatorienne. La végétation est dense et il a beaucoup plu ces derniers jours ce qui rend notre progression plus ou moins difficile. Nous entendons les animaux et les oiseaux mais n’en voyons pratiquement pas, l’art du camouflage sans doute. Nous admirons des arbres immenses avec des contreforts imposants et des racines sans fin qui les aident à tenir debout puisqu’ils ne peuvent profiter des bienfaits du sol que sur une hauteur de 50cm environ. Le guide nous montre la solidité des lianes en imitant tarzan, Cédric veut faire de même, prend son élan et se retrouve dans les broussailles… Morts de rire !  Il nous familiarise également avec les nombreuses plantes médicinales de la forêt, une pharmacie à ciel ouvert ! Plus nous avançons, plus le sol est humide et boueux. Notre guide nous dit que la marre de boue devant nous est très profonde. Il aide les filles à passer, Cédric suit. Il faut chercher à tâtons les racines des arbres pour ne pas s’enfoncer, j’en trouve une puis deux et puis plus rien, ma jambe s’enfonce dans la bouillasse qui s’engouffre dans ma botte… De vrais aventuriers du dimanche.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Nous retrouvons notre embarcation, naviguons quelques minutes et nous arrêtons dans une petite gargote au bord du rio pour un déjeuner bien mérité. Au menu, pas de surprise : soupe (histoire de se rafraîchir), poulet, riz et banane plantain. Le restaurant est rustique mais le repas très goûteux. La dernière visite de la journée est celle d’un refuge pour animaux appelé « Amazoonico ». Ce refuge a été créé à l’initiative d’un privé puisque le gouvernement ne donne aucun fond pour de telles actions. Les animaux qui vivent dans ce refuge sont en cage ou en semi-liberté. Ce sont en majorité des animaux qui ont vécu chez des particuliers et qui ont été maltraités ou abandonnés. Ces animaux ne peuvent malheureusement pas être réintroduits dans leur milieu naturel car ils sont trop habitués à l’homme et sont souvent incapables de chasser pour se nourrir. Une bénévole allemande nous raconte l’histoire de chacun d’eux. Nous rencontrons des toucans, des aras, des tapirs, des caïmans, des tortues, des ocelots, des singes, des pécaris et bien d’autres animaux encore. Les filles sont attristées quand elles prennent conscience que ces pauvres animaux sont condamnés à vivre ici toute leur vie, souvent à cause de la bêtise humaine.

 

 

 

 

 

 

 

 

Nous profitons du trajet retour pour revivre cette formidable journée sous les derniers rayons du soleil couchant. Nous attrapons de jolies scènes de vie au passage sur le bord du rio : les femmes qui lavent leur linge, des enfants nus comme des vers s’éclaboussant les uns les autres, une femme qui fait sa toilette, ou encore les hommes qui pêchent pour ramener le souper. Une journée fatigante mais pleine de découvertes et de surprises, nous en garderons un merveilleux souvenir.

Bye bye l’Amazonie, nous repartons en arrière, repassons par Banos, par Pelileo, capitale du Jean et arrivons avant la nuit sur le parking du visitor center du Volcan Chimborazo. Nous revoilà dans les montagnes andines à quelques 4300m d’altitude. Le Volcan Chimborazo est le plus haut sommet d’Equateur, celui-ci culmine à 6310m. Il possède également le plus haut refuge du monde. Nous décidons de nous lancer un défi : nous irons jusqu’au premier refuge en camping-car (4800m) puis continuerons à pied jusqu’au deuxième à 5038m d’altitude. Nous nous réveillons le matin et le Chimborazo joue déjà à cache-cache avec les nuages. Nous prenons notre élan et nous lançons sur la piste qui mène au sommet. Nous progressons lentement, le paysage est tantôt désertique, tantôt rocailleux, nous croisons seulement quelques vigognes (de la famille des lamas) qui cherchent désespérément quelques herbes à brouter. Nous arrivons sans difficulté au premier refuge, le temps s’est couvert, nous nous couvrons bien et commençons notre ascension à pied. Nous faisons de tout petits pas pour ne pas être essoufflés mais malgré tout l’oxygène nous manque. Il faut motiver les filles pour qu’elles aillent jusqu’en haut, bientôt nous atteignons la neige et ça va un peu mieux, elles sont toutes contentes de retrouver un semblant d’hiver. Les derniers mètres sont durs, la neige se met à tomber mais victoire nous atteignons notre objectif, nous sommes à 5038m d’altitude, épatant !!! Malheureusement le refuge est fermé pour travaux (personne ne nous a prévenu bien évidemment) et nous n’avons même pas le loisir de nous payer un chocolat chaud en récompense de notre effort. Nous prenons quelques photos et redescendons nous mettre au chaud dans le camping-car.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Après déjeuner, nous quittons une nouvelle fois la cordillère des Andes et passons cette fois-ci de l’autre côté en direction du Pacifique. Nous perdons quelques milliers de mètres d’altitude en quelques heures et nous arrêtons en chemin pour passer la nuit. Nous continuons de descendre de nos montagnes, la brume s’est installée et l’on rencontre beaucoup de glissements de terrain sur la route à cause des pluies importantes de ces derniers jours. Les conditions de vie paraissent déjà difficiles pour les populations des montagnes mais lorsqu’il pleut c’est encore pire. Nous les voyons malgré tout dehors, avec leurs bêtes ou au milieu de leurs cultures avec leurs chapeaux de feutre et leurs ponchos. Les routes sont inondées et la boue envahit la route et les abords des maisons, le linge qui sèche sur des fils à l’extérieur prend généralement trois ou quatre fois la pluie avant d’être rentré. A cette saison, il faut vivre avec l’humidité permanente, apparemment c’est une question d’habitude. Nous atteignons la petite ville balnéaire et touristique de Salinas à l’heure du déjeuner. Nous sommes vendredi et de surplus week-end de Pâques. La plage est bondée et ce week-end prolongé est l’occasion d’une grande fête. Il y a beaucoup d’animations sur la plage, nous trempons le bout de nos orteils dans l’océan un petit moment, nous restaurons en nous délectant des produits de la mer et fuyons dare-dare cette cohue.

 

 

 

 

 

 

 

 

Nous longeons la côte et découvrons les côte sauvages équatoriennes pour arriver finalement à Puerto Lopez, petit village aux rues de terre qui est surtout le point de départ des excursions pour la « Isla de la Plata ». Le fait est que nous n’avons pas le budget pour passer quelques jours aux Galapagos pour vérifier la théorie de l’évolution de ce cher Darwin. Nous nous contenterons donc de passer une journée sur la « Isla Plata », également appelée les Galapagos des pauvres ! Le rendez est pris pour le lendemain, le jour n’est pas franchement bien choisi puisque nous sommes d’une part samedi et d’autre part en plein week-end pascal mais bon il faut bien faire avec les jours de congé des autres ! Nous embarquons à bord de notre bateau sur les coups de 10 heures en compagnie de 12 autres personnes et partons pour une heure de navigation. Nous approchons enfin de l’île et voyons d’ores et déjà de nombreux oiseaux à flanc de falaises. Nous partons en balade sur ce gros caillou sous une chaleur torride et croisons quelques lézards et colibris. Nous marchons tant bien que mal dans une végétation plus que sèche, un gros rat traverse juste devant Nell, petite frayeur… Ceux-ci mangent les œufs des oiseaux et de nombreux pièges sont installés pour tenter de les exterminer mais ça n’a pas l’air de bien marcher. Nous voyons nos premiers fous à pieds bleus à part que ceux-ci n’ont pas du tout les pieds bleus puisque ce sont des jeunes oiseaux. Ils ne savent pas encore voler et attendent patiemment en sécurité que leurs parents viennent les nourrir. Ils secouent parfois longuement leurs ailes pour les muscler et se préparer à apprendre à voler. Nous approchons de la falaise, et là nous pouvons admirer de nombreux fous à pieds bleus nichés au creux des roches. Durant sa parade nuptiale, cet oiseau atypique montre ostensiblement ses palmes superbement colorées pour attirer une partenaire. Nous restons un long moment au bord de la falaise à contempler tous ces oiseaux tournoyer dans le ciel. Nous sommes tout de même déçus de ne pas voir les fameuses « frégates superbes » dont le mâle durant la saison des amours gonfle son impressionnante poche gulaire rouge. Nous rebroussons chemin jusqu’à la plage, observons quelques instants les énormes pélicans bruns en quête de nourriture puis remontons sur notre bateau. Nous faisons une petite pause déjeuner tout en regardant les tortues marines nager autour du bateau puis faisons une petite session plongée près des falaises. Les poissons sont rares mais la baignade est rafraîchissante. Une heure de navigation nous attend maintenant pour retourner à la maison, Léonie s’endort bercée par le roulis des vagues. Encore une journée pleine de découvertes.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Nous nous levons le lendemain matin prêts à reprendre la longue route qui nous attend, direction cette fois-ci Cuenca. Il a plu toute la nuit, nous roulons quelques kilomètres et un policier nous arrête. La route que nous devons emprunter est fermée car impraticable à cause des glissements de terrain et des inondations. Cela nous oblige à faire un détour d’une heure et demi, nous qui avions déjà une longue route, cela n’arrange pas nos affaires. Peu importe, nous roulons et verrons bien ou nous atterrirons ! Nous sommes loin d’être arrivés à destination et nous arrêtons donc dans un petit hôtel au bout d’une route sans issue au milieu des champs de bananiers et de cacaotiers. Diego, ex-citadin de Cuenca, est à la tête de cet établissement depuis moins de deux mois, il a opté pour un changement de vie radical et est tout heureux de nous accueillir dans ce petit paradis. Nous nous installons au milieu de la végétation et à peine arrivés profitons de la piscine. Il nous offre un fruit et nous prépare des frites de bananes vertes en guise de bienvenue. Nous rencontrons aussi avec plaisir Connie et Bremo, un couple suisse-allemand en van qui fait un périple jusqu’en Alaska. Après une nuit plus que calme, Diego nous propose de nous emmener visiter une plantation de cacao en fin de matinée, nous acceptons avec plaisir. Nous partons donc tous à 11h30 à bord du camping-car, nos amis suisses, Diego, le guide et nous quatre. Nous empruntons une piste et faisons un premier arrêt chez un Monsieur qui possède un beau jardin. Les fleurs sont aussi nombreuses que colorées. Nous goûtons ensuite à différents fruits, il n’y a qu’à tendre les bras et se servir. Nous ne boudons pas notre plaisir et mangeons des fruits de la passion, des oranges, des mandarines, du cacao, un vrai régal… Diego et William nous emmènent ensuite près de la rivière où se trouve une source d’eaux thermales dans un cadre on ne peut plus naturel. Nous mettons les pieds dedans, l’eau est bouillante, nous n’avons pas nos maillots de bain mais Cédric et les filles n’y résistent pas et plongent la tête la première ! Notre dernier stop est la plantation de cacao puisqu’à la base c’était quand même l’objet de notre balade ! Nous faisons du 4×4 avec le camping-car dans les pistes étroites, traversons même une ou deux rivières suivons un petit chemin dans la brousse et arrivons enfin à la plantation. La plantation s’étend sur 22 hectares, cinq personnes y travaillent quotidiennement. Le cacaotier est un arbre qui donne des fruits toute l’année pendant 20 ans. Il faut récolter les fruits chaque semaine, les traiter contre les insectes et également nettoyer les alentours, un travail énorme et difficile puisque tout se fait à la main. Il y a différente sorte de cacaotiers, les arbres donnent soit des fruits jaunes soit des fruits rouges, ces derniers donnant du cacao plus fort en goût. Les fruits sont récoltés, les graines extraites puis séchées sur des espèces de grilles, elles sont ensuite torréfiées puis réduites en poudre ou sous forme de pâte de cacao. Ce produit brut est très fort en goût et est donc utilisé en très petite quantité pour faire tous les produits dérivés que l’on connaît. Tout comme le café, les graines de cacao sont la plupart du temps exportées avant l’étape de la torréfaction. L’Equateur est le premier exportateur mondial et est également premier en terme de qualité. Après toutes ces explications, les filles demandent d’un air boudeur quand est-ce que l’on va enfin goûter le fameux chocolat mais malheureusement celui-ci n’est pas transformé dans cette finca… Frustration !!!! William nous fait aussi goûter à la canne à sucre et déterre quelques plants de manioc à l’aide de sa machette pour le dîner de ce soir… Voilà, il est maintenant temps d’aller déjeuner, il est 15h00 et nous n’avons toujours pas mangé, sacrilège… Sur la route du retour, Diego nous demande si nous aimons les avocats, il a repéré un arbre en allant. Nous entrons dans la petite cour de la maison d’une famille équatorienne, nous ne les connaissons pas mais ils nous accueillent tout naturellement. Les avocats ne sont pas mûrs, tant pis nous discutons quelques instants avec cette famille. Une petite fille nous montre leur élevage de cochons d’indes, les filles sont aux anges devant ces jolies petites bêtes. Elles font une toute autre tête quand je leur explique que ces charmantes bêtes sont élevées simplement dans le but d’être mangées ! Il faudra tout de même qu’on se décide à goûter un jour… Nous arrivons à l’hôtel, Diego se met au fourneau et nous déjeunons finalement à 16h15, horaire tout à fait normal pour les équatoriens… Nous nous relaxons autour de la piscine puis finissons par un apéro tous ensemble autour d’un bon verre de vin. Après un petit déjeuner copieux (chocolat chaud maison, œufs et beignets de bananes plantains), nous quittons Diego. Un hôte vraiment remarquable qui a à cœur de faire plaisir, une adresse à retenir.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Nous quittons la chaleur et les bananiers pour nous retrouver dans le « parque de Las Cajas » à 4400m d’altitude sous un temps gris et pluvieux. Nous renfilons vite fait nos pantalons et nos vestes, jetons un œil aux magnifiques paysages et sommes bien vite gagnés par la fatigue, l’altitude sûrement… Nous renonçons à toute balade à cause du temps, mais il paraîtrait que ce parc regroupe pas moins de 200 lacs. Le peu que nous voyons est déjà magnifique, ces lacs, ces montagnes aux couleurs étonnantes et en fond les lamas qui broutent paisiblement.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Nous atteignons Cuenca, troisième ville de l’Equateur, le lendemain midi. Pour l’instant les villes et villages d’Equateur ne nous ont guère charmés. Tout y est construit de façon anarchique, les maisons faites généralement de plots ne sont jamais finies et l’on ne retrouve pas cette chaleur habituelle sur les places de village. Cuenca est différente et nous plaît mieux, ses rues pavées, ses « plazas », ses patios, ses demeures blanchies à la chaux lui donne une autre allure. Après les corvées (linge, gaz, eau…), nous décidons de profiter de la ville « by bus ». Le city tour nous fait découvrir les monuments principaux de la ville, la cathédrale avec ses deux dômes bleutés derrière laquelle est installé le marché aux fleurs, ses nombreuses églises, ses jolies places, nous montons même en haut d’une colline pour avoir une belle vue sur la ville et en prime le guide nous fait goûter à l’alcool local fait à base de canne à sucre. Nous arpentons ensuite les rues de Cuenca à pied et passons par le marché pour acheter des fruits et légumes pour une bouchée de pain (nous évitons soigneusement le rayon « boucherie à ciel ouvert », décidemment je n’arrive pas à me faire à cette odeur !). Après cela, nous partons à la découverte de l’histoire du fameux « Panama hat » en allant dans la fabrique familiale Ortega. Ce chapeau fait parti intégrante du patrimoine de l’Equateur et celui-ci le revendique haut et fort. En effet, contrairement à ce que l’on peut croire, il est équatorien et non panaméen. Pendant la construction du canal de Panama, ils étaient envoyés depuis l’Equateur aux ouvriers qui souffraient énormément de la chaleur. Un jour le président Roosevelt est venu sur le chantier du canal affublé du fameux chapeau et de là est parti sa renommée mondiale. Nous commençons donc la visite en compagnie d’une charmante jeune fille qui nous explique l’origine et  les différentes étapes de fabrication du Panama. Celui-ci est fabriqué avec des palmes qui sont bouillies puis ensuite séchées au soleil, ce qui lui donne sa couleur beige. Ensuite les palmes sont tressées, les chapeaux sont ensuite lavés et séchés, relavés, teintés, puis séchés à nouveau. Puis ils sont repassés et passent dans une presse pour leurs donner leurs formes finales. Ils passent ensuite entre les mains des couturières qui peaufinent les détails en rajoutant le ruban et les éventuelles décorations. Il y a bien sûre des chapeaux de différentes qualités, un standard coûte environ 30 dollars et est fabriqué en 2 ou 3 jours tandis que l’on met 5 à 8 mois pour réaliser un super fino qui peut coûter jusqu’à 500 dollars (en Equateur, ceux à l’étranger sont vendus bien plus cher). Nous finissons la visite en essayant les différents modèles proposés, et Cédric craque…

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Voilà, ainsi s’achève notre visite de Cuenca, nous reprenons la route en direction de la frontière péruvienne. Je dois dire que nous quittons l’Equateur avec un petit pincement au cœur, c’est un pays qui nous a énormément plu, a tellement à offrir, nous avons l’impression d’être passé à côté de plein de choses malgré toutes les découvertes que nous y avons déjà fait. Nous avons aimé la diversité qu’offre ce pays : les montagnes andines, les marchés traditionnels, l’Amazonie, la côte Pacifique avec ses îles dont les Galapagos que nous n’avons malheureusement pas pu explorer. On se dit que nous y reviendrons sûrement à l’occasion d’un autre voyage, et puis il faut bien s’en garder un peu sous le coude pour nos vieux jours !!!

Le Pérou est sûrement un pays tout aussi magnifique, nous continuons donc notre chemin… La suite au prochain épisode !

 

5 commentaires

  1. Ismaël
    | Répondre

    Une fois de plus, un grand bravo pour le récit de vos aventures que je m’empresse de lire à chaque fois.
    Vivement la suite.
    Salutations au « monsieur au chapeau »…. Il ne lui manque plus qu’un cigare de la Havane!

    • Cédric Socquet
      |

      Nous n’avons pas pu faire un détour par la Havane pour le cigare (hors budget !).
      Bientôt des nouvelles sur le Pérou !

  2. cordier cecile et tif
    | Répondre

    Superbe aventure tres agreable de suivre tout cela… Tif fait un gros bisou a nell

    • Cédric Socquet
      |

      Merci !
      Nell fait aussi de gros bisous à Tiffany, elle est impatiente de lui raconter ces aventures de vive voix !
      A très bientôt

  3. legou
    | Répondre

    Salut les socquet tour
    Vous en avez pas amarre de nous faire rêvez avec des paysages superbe,des photos magnifiques ,des récits superbement bien écrit (j’ai l’impression de lire un livre )première fois que je lit un livre ou je suis pas obliger …
    profiter le retour va être different .ca va être chaud de ce remettre dans la réalité de la yaute.
    quoiqu’il soit je vous admire et vous envie (tiens une larme et merde mais personne ne me vois alors ……..)
    bonne route
    bise a tous le monde encore bravo
    merci

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