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Le Costa Rica, Pura Vida !

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Du 27 janvier au 6 février 2015

 

 

« Pura Vida » !

La vie pure, telle est la devise et l’état d’esprit du Costa Rica. Je sens que ça va nous plaire !!! A peine sommes nous entrés dans le pays que nous sentons déjà sa chaleur humaine. Après le Nicaragua, ça fait du bien.

Premier arrêt après le passage de la frontière, la plage d’Hermosa où nous passons une nuit. La plage est magnifique, le soleil brille, seule ombre au tableau le prix du camping ! Je pense que cela va être le point noir du pays. En effet, tout est propre, il y a de très bonnes installations et une quantité incroyable de choses à voir et à faire mais malheureusement ici on paie la plupart du temps en dollars. Les américains du nord sont passés par là et les prix affichés sont souvent exorbitants… Il va falloir être vigilant !

Nous décidons dès le lendemain de descendre un peu plus bas à Playa Grande. C’est une plage où viennent pondre les tortues à cette période de l’année, nous allons donc tenter notre chance… Une nouvelle fois un hôtelier états-unien nous autorise gentiment à séjourner sur le parking de son hôtel. Nous pouvons utiliser les douches, le wifi, la piscine, le jacuzzi, les hamacs… Tout cela gratuitement et en plus à 17h30 c’est happy hour, une margarita offerte pour une margarita achetée, que demander de plus !!! Nous nous renseignons alors pour assister à la ponte des tortues dans la nuit. Cela s’avère assez compliqué. Il faut s’inscrire auprès du parc national car la plage est fermée la nuit, nous ne pouvons y aller qu’accompagné d’un guide. Ensuite il faut patienter une bonne partie de la nuit (généralement jusqu’à 1 ou 2 heures du matin) et si nous sommes chanceux et qu’il y a bien une ou plusieurs tortues, ils viennent nous chercher pour profiter du spectacle. Comme nous ne sommes pas sûrs de voir quelque chose et que les filles arrivent à veiller aussi tard, nous renonçons. Par contre l’hôtel nous propose une balade le lendemain en canoë sur l’estuaire de Tamarindo pour un prix raisonnable, nous optons donc pour ce plan B.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Aujourd’hui, debout 5h30 pour être prêt pour l’excursion à 6h30. Si nous voulons voir des animaux il faut se lever tôt et arriver avant les bateaux à moteur des autres tours organisés. Nous partons donc dans la fraîcheur matinale à bord de nos canoës. Nous progressons lentement sur les eaux calmes de l’estuaire, les seuls bruits que nous entendons sont les cris des animaux dans l’épaisse jungle et la mangrove. Nous voyons d’abord des oiseaux, les hérons bleus, les aigrettes, les ibis puis nous faisons un arrêt sur la terre ferme pour tenter d’apercevoir des singes. Le guide nous dit de nous promener dans les alentours le nez en l’air, mais nous avons beau nous enfoncer dans la forêt, elle nous semble vide, rien à l’horizon. Rien ne vaut l’œil aiguisé d’un guide ! Il nous rejoint et nous emmène vers une famille de singes hurleurs. Nous en voyons d’abord un, puis deux et petit à petit nous nous rendons compte que nous sommes cernés. Ils sont tout proches de nous et se nourrissent tranquillement de feuilles dans les arbres. Nous ne nous lassons pas de les observer et de les prendre en photo, c’est tellement beau de voir des animaux dans leur habitat naturel… Il est 8h00, il est temps de remonter sur nos embarcations et de prendre le chemin du retour, les bateaux motorisés vont arriver… Et en effet, nous en croisons au moins cinq ou six ! Le guide nous dit maintenant d’ouvrir grands nos yeux pour tenter de trouver des crocodiles. Et nous en verrons finalement deux. C’est impressionnant, ils sont juste à côté de nous et ils sont énormes (environ 4 mètres). A vrai dire, on ne se sent pas trop en sécurité dans nos petits canoës, d’ailleurs Nell est terrorisée et pleure quant à Léonie, elle ferme les yeux pour ne pas voir. Cédric filme et moi j’essaye désespérément de pagayer en arrière car je me dirige droit sur eux. Sans succès bien sûr, du coup ils s’engouffrent sous notre canoë (mon dieu pourvu qu’ils ne nous retournent pas) pour ressortir un peu plus loin. Cédric reprend le contrôle de notre embarcation et nous les suivons. Il me dit de mettre ma main dans l’eau avec la caméra pour les filmer. Euh c’est gentil mais je tiens à ma main moi ! L’excursion touche maintenant à sa fin et nous retournons à l’hôtel au bord de la piscine nous remettre tranquillement de nos émotions.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Nous lézardons donc au bord de l’eau quand notre guide nous appelle et nous fait de grands signes. Il nous dit qu’une tortue est en train de pondre sur la plage ! Nous laissons tout sur place et courons jusqu’à la plage où il y a déjà un attroupement. Les biologistes sont là en train de l’examiner. C’est une tortue Olivâtre de Riley ce qui est d’ailleurs étrange puisque cette tortue pond généralement sur une autre plage un peu plus loin en même temps que ses congénères. Apparemment, elle se serait perdue… Elle pond dos à l’océan, nous nous mettons donc derrière elle pour ne pas la déranger. Il y a toute une équipe autour d’elle. Une dame compte les œufs au fur et à mesure pendant que d’autres la mesure, lui mettent une bague et lui injectent une micro puce à l’aide d’une seringue. Tout cela dans le but d’établir un suivi et des statistiques et préserver l’espèce. Elle pond au total 85 œufs, une sonde est mise dans le nid avant que la tortue les recouvre. Si la température est élevée la ponte donnera des femelles et dans le cas contraire ce seront des mâles. La torture met ensuite 10 bonnes minutes à recouvrir ses œufs avec ses pattes arrière. Puis dans un dernier effort, elle se retourne et va péniblement jusqu’à l’océan. Nous restons jusqu’à la voir disparaître dans les vagues. Le nid va rester là et être surveillé pendant 2 mois et l’éclosion de fera naturellement. Nous sommes vraiment très chanceux d’avoir pu assister à ce phénomène en plein jour et nous en garderons un excellent souvenir.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Nous passons une dernière journée à se relaxer dans ce petit paradis puis nous reprenons la route vers l’intérieur des terres et la forêt tropicale humide, direction le Volcan Arenal.

Nous nous arrêtons sur la route dans un petit village appelé Güaitil, réputé pour ses poteries. Nous entrons dans une petite fabrique familiale où nous aurons même droit à une démonstration. La dame nous montre d’abord avec quels matériaux ils travaillent. Les différentes couleurs sont obtenues grâce aux pierres ramassées dans les montagnes environnantes. Elle va ensuite chercher le socle sur lequel elle va faire tourner sa poterie. Une pièce fait maison avec des pièces de moteur de voiture et un chapeau de gazinière ! Elle fait contentieusement son pot avec ses différents outils (un épi de maïs, une éponge, un morceau de cuir et une lame de cutter), ça à l’air d’être un jeu d’enfant. Elle nous explique qu’ensuite les pièces sont peintes puis cuites au four pendant 30 à 50 minutes. Les poteries produites ici ont désormais une marque déposée et un tour sera bientôt organisé pour que les touristes découvrent cet artisanat. Elle propose ensuite à Nell de s’essayer à la poterie, elle se lance et essaye de reproduire toutes les différentes étapes… Pas facile mais elle se débrouille pas mal, elle a surtout été contente de mettre les doigts dans l’argile ! Nous repartons donc avec notre petite poterie…

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les paysages changent du tout au tout. Nous avons quitté un soleil de plomb et un environnant très sec et en arrivant près du Lago Arenal, nous retrouvons un vent d’enfer, la pluie et une forêt tropicale bien humide. Cela n’arrange pas trop nos affaires, ça veut dire que nous avons très peu de chance d’apercevoir le Volcan de l’Arenal. L’Arenal est le plus jeune volcan du Costa Rica mais celui-ci est sous haute surveillance. Des coulées de laves étaient encore visible en 2010, il n’y a donc pas si longtemps que ça. La vue est complétement bouchée mais nous décidons tout de même de dormir au bord du lac pour tenter notre chance le jour suivant. Il pleut toute la nuit et c’est encore pire le lendemain. Un parc propose des activités tentantes (tyrolienne, randonnée dans la jungle sur des ponts suspendus, téléphérique…) mais malheureusement à un prix exagéré. Il faut compter entre 136 et 250 dollars pour 4, carrément hors budget pour nous ! Nous passons notre tour et filons en direction d’un autre volcan, le Poas. Qui sait, nous serons peut-être un peu plus chanceux cette fois-ci.

Ce qu’il y a de sûr c’est que la route que nous empruntons pour nous y rendre est magnifique. C’est une route de montagne sinueuse et étroite qui passe dans une jungle épaisse. Nous surplombons toute la vallée et nous amusons avec les filles à compter les nombreuses cascades qui nous entourent. Nous faisons même un petit stop pour acheter des fraises, spécialité du coin ! On les appelle les « fresas del volcano » puisqu’elles poussent sur les versants fertiles des volcans.

 

 

 

 

 

 

 

Quand nous arrivons enfin au Poas, il est 14h30 et le temps est plutôt dégagé. Nous payons notre entrée, nous garons et croyez-le ou pas, le temps de marcher les 800 mètres qui nous séparent du cratère et le temps se couvre ! Nous atteignons le bord du cratère principal, voyons le lac acide émeraude quelques secondes et le temps de dégainer l’appareil photo la brume s’installe et ne redécolle plus. Sans mauvais jeu de mot, c’est vraiment la poisse !!! En plus il fait un froid de canard avec ce vent glacial… Nous patientons un peu mais rien n’y fait alors nous décidons d’aller faire la ballade d’une heure jusqu’au deuxième cratère mais à l’entrée du sentier un garde nous dit qu’il est trop tard qu’il ferme à 14h30. Bien évidemment ils ne vous le précisent pas quand vous lâchez 40 dollars de billets d’entrée au guichet ! Résultat, la seule chose que nous avons visité est la boutique de souvenirs. Avant de partir je retourne tout de même au guichet porter réclamation. Je veux bien qu’ils n’y soient pour rien pour la météo mais quand même ils auraient pu nous prévenir pour la randonnée. Après avoir lourdement insisté, la dame nous autorise à revenir exceptionnellement le lendemain matin avec nos tickets du jour. Nous nous trouvons donc un petit bivouac sur un parking à l’extérieur du parc et profitons de la magnifique vue sur la valléede San José « by night ». Le lendemain, on refait la même avec les grosses vestes en plus car il fait toujours aussi froid ! Nous sommes là à l’ouverture pour éviter la foule et là oh miracle le ciel est dégagé. Nous n’attendons pas pour bombarder le cratère et son lac de photos, on ne sait jamais… Nous faisons ensuite une belle balade jusqu’au deuxième cratère et la lagune de Los Botos. C’est bon de pouvoir profiter de ce calme matinal, nous repartons enfin satisfaits de notre visite.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Nous redescendons ensuite dans la vallée pour retrouver un peu plus de douceur. Nous traversons la capitale, San José, la chaleur est intenable. San José est une ville tout ce qu’il y a de plus moderne mais malheureusement sans charme et sans grand intérêt, nous ne nous y arrêtons même pas. Notre prochain stop est la ville de Cartago où nous souhaitons juste visiter sa basilique qui a une histoire un peu particulière. A l’époque une jeune fille aurait trouvé une vierge noire (sainte patronne du Costa Rica) en se baladant dans la forêt. Elle l’aurait ramené au prête qui l’exposa dans son église mais par deux fois la vierge se retrouva miraculeusement dans la forêt à l’endroit où la fille l’avait trouvé. Quatre ans plus tard, la basilique fût construite à l’endroit même où la vierge fût découverte. Depuis ce temps de nombreux pèlerins viennent se recueillir et prier en la Basilique de la Senora de Los Angeles car on prête à la Negrita (vierge noire) des guérissons miraculeuses. Encore aujourd’hui, nous pouvons voir de nombreux dévots très émus parcourant la nef à genoux en priant, une ambiance très particulière.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Nous faisons quelques kilomètres supplémentaires pour nous installer pour la nuit devant l’entrée du jardin botanique de Lankester qui fera l’objet d’une visite dès le lendemain. Ces jardins sont l’œuvre du naturaliste britannique Charles Lankester. Nous débutons notre balade par la verrière qui abrite une impressionnante collection d’orchidées. Il y en a de toutes sortes, on répertorie ici plus de 1000 espèces différentes, il y en a même de minuscules. Nous continuons vers le jardin japonais avec ses lanternes, ses étangs et ses ponts de bois puis viennent ensuite la forêt tropicale, les cactus, les bromeliacées (plantes qui logent dans les arbres), les palmiers et bien d’autres plantes encore. Nous croisons également des hérons, des colibris et d’énormes papillons dont le « Morpho », papillon bleu du Costa Rica. Une promenade bien agréable au milieu de cette végétation aussi luxuriante que diversifiée.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Voilà, il est maintenant temps de retrouver nos compagnons voyageurs Olivier et Hilda à « Playa Agujas » qui ont passé quelques jours chez des amis. En passant nous faisons une petite halte sur le pont de Tarcoles qui est le lieu idéal pour scruter une vingtaine de gros crocodiles américains qui ont élu domicile à cet endroit. Des molosses ! Dire qu’il y a des habitations à quelques mètres d’ici ! Nous arrivons à destination et faisons connaissance de Priscilla, une française installée au Costa Rica, de Manolie sa fille de 7 ans et de Tato son compagnon. Nous partageons un premier repas sur la plage au coin d’un feu. Ils nous ont gâté, nous avons droit à du pâté maison, un bon coulommier français bien puant et à une bonne bouteille de vin. Hum ! Ca fleure bon la France, ça fait du bien aux papilles. Le jour suivant, direction Jaco, la plage des surfeurs par excellence !!! Les garçons louent des surfs et prennent une leçon avec Tato pendant que les filles font du body board et des châteaux de sable, une journée détente quoi…

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Une autre expérience nous attend, aujourd’hui nous allons au cœur de la forêt tropicale. Une succession de 14 tyroliennes nous attendent afin de découvrir la forêt d’en haut, le but n’étant pas de voir des animaux puisqu’ils sont effrayés par le bruit mais bien d’avoir des sensations fortes et du fun. Tout d’abord nous nous équipons de baudriers, harnais, poulies, gants et casques, on est beau comme des camions. Une fois fin prêts, nous montons dans une remorque géante tirée par un tracteur pour atteindre le haut de la forêt. Il est temps d’écouter les dernières instructions données par les guides et c’est parti pour 1h30 de sensations !!! La première descente est la plus impressionnante, à vrai dire on ne fait pas les malins parce qu’on est quand même super haut. Je pars la première, même pas peur. Aaahhhhhhh, ça va super vite. Nell est en stress total, elle a peur mais pas le choix, elle se lance quand même. Une fois la première tyrolienne passée, elle prend son pied et se débrouille comme une chef. Quant à Léonie, elle est très impressionnée et moins à l’aise. Elle m’avoue qu’elle a un peu peur mais elle est toute fière d’avoir vaincu sa peur quand elle arrive à la fin du parcours. Une expérience assez singulière, on se sent parfois tout petit quand on est au sommet de ces arbres immenses et la sensation de vitesse est géniale. Nous bénéficions même d’un bonus, à la sortie dans un champ en haut d’un arbre se chamaillent allègrement 6 aras. Ces oiseaux sont exceptionnellement beaux et colorés, le spectacle est magnifique quand ils prennent leur envol.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Nous longeons la côte en direction du sud et nous dirigeons maintenant vers Manuel Antonio réputé pour son parc national. Nous arrivons trop tard pour profiter pleinement du parc le jour même, nous prenons donc un peu de bon temps sur la magnifique « Playa Espadilla ». Au programme pétanque, bronzette et machine à laver dans les vagues du Pacifique. Croyez le ou non, nous déjeunerons même dans un petit restaurant à côté de Georges Clooney !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le lendemain, nous nous levons aux aurores pour visiter le parc. Nous payons un naturaliste pour qu’il nous accompagne pendant deux heures. C’est hallucinant tout ce qu’il peut voir à l’œil nu ! A peine dans le parc, il a déjà vu deux paresseux et un iguane que nous n’avons bien évidemment pas remarqué. Même quand il nous indique où sont les animaux nous n’arrivons pas à les distinguer tant ils se fondent avec la nature, heureusement qu’il est équipé d’une longue vue. Nous voyons donc des iguanes, des araignées, des chauves-souris, des lézards, des papillons, des insectes, des phasmes, des blaireaux, des oiseaux etc… Nous arrivons également à repérer quelques paresseux qui ne bougent pas d’un millimètre et qui ne daignent même pas nous regarder. Il faut dire qu’ils s’économisent, ils descendent de leur arbre qu’une fois par semaine pour faire leurs besoins et perdent à cette occasion un tiers de leur poids, hallucinant !!! Nous voyons aussi des singes capucins à foison ! Nous avons même droit à un show, ils sautent un à un du fil électrique à l’arbre juste au dessus de notre tête. Il y en a aussi sur la plage qui veillent les sacs des touristes. Nous en surprenons un que l’on voit partir avec un paquet de chips serré contre lui, la dame lui coure après mais c’est peine perdue ! Ce n’est pas pour rien que l’on dit « malin comme un singe ». Bref après 5 heures de balade sur le qui vive dans la forêt, nous rentrons bien fatigués au camping-car pour déjeuner.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Nous établissons notre dernier campement sur « Playa Dominical » où nous passons une nuit avant notre passage au Panama. Le Costa Rica est un pays magnifique mais nous n’avons malheureusement pas pu faire tout ce que nous souhaitions pour des raisons de coût. Les animaux sont malgré tout présents un peu partout (quand on arrive à les repérer !!!), ce qui nous a permis de bien en profiter.

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