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Panama, adios Amérique Centrale !

Classé dans: Panama | 4

Du 7 au 18 février 2015

 

Passage de la frontière sans complication, le Costa Rica et le Panama étant des pays un peu plus organisés, ça va relativement bien ! On commence tout de même par un petit déjeuner local pour prendre des forces : œufs au plat, viande, riz et haricots rouges ! Après, c’est toujours la même chose, on vous ballote d’un guichet à l’autre, d’abord l’assurance pour le véhicule, ensuite l’immigration pour avoir le tampon sur nos passeports, puis le permis d’importation pour le véhicule… On nous renvoie à un autre endroit pour obtenir un tampon sur notre assurance, une sorte de femme de ménage nous le fait entre deux couloirs sans même regarder notre papier. Maintenant que nous avons notre permis temporaire, quelqu’un doit inspecter le camping-car. L’homme rentre, regarde succinctement le véhicule, nous baragouine quelque chose, nous comprenons qu’il veut un soda. On est un peu étonné mais on lui donne, il est un peu gêné mais nous fait notre tampon sur le permis et nous laisse tranquille… Nous comprenons après qu’il nous demandait de l’argent pour acheter un soda. C’était en fait une façon de nous demander des dessous de table pour qu’il n’aille pas plus loin dans la fouille du camping-car, il a dû se trouver bête avec son coca-cola ! Plus que la fumigation et nous entrons dans le dernier pays d’Amérique Centrale. Nous n’avons pas vraiment fait de plan pour le Panama puisque notre mission première est de réussir à prendre le ferry express pour la Colombie. Nous devions faire ce trajet par cargo mais entre temps un ferry beaucoup moins cher s’est mis en route. Par contre les traversées ne sont pas encore régulières car la compagnie rencontre de la résistance de la part des compagnies de cargo concurrentes, c’est donc assez chaotique. Il y a en plus des problèmes d’embarquement et de débarquement pour les véhicules au port de colon. Notre mission consiste donc à faire le pied de grue là-bas et de les harceler jusqu’à ce qu’ils veuillent bien nous embarquer avec notre véhicule ! Nous n’allons donc pas trop traîner car cela peut prendre quelques semaines… Depuis le passage de la frontière, la chaleur est étouffante, nous prenons donc la direction des montagnes et atterrissons à Boquete, petit village montagnard à prédominance indienne mais malheureusement très apprécié des américains du nord. Nous progressons lentement sur ces petites routes sinueuses, passons de nombreux petits ponts au milieu d’une végétation très fleurie, nous apercevons également de nombreux caféiers. Nous croisons sur le bord des routes des indiennes qui portent leurs robes traditionnelles très colorées, et trouvons un petit coin pour nous installer en haut de la colline sur le bord d’une rivière. Le fond de l’air est frais, la nuit s’annonce bien…

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le lendemain, nous redescendons au village et faisons un petit arrêt pour visiter un parc de fleurs. Nous reprenons ensuite la route vers Chiriqui où nous allons nous installer plusieurs jours chez des français (Anne-Marie et Manu, amis de Hilda et Olivier). Comme nous sommes près de David, nous y passons une demi-journée pour faire un peu de courses, aller à la banque etc… La chaleur est une fois de plus intenable et la ville n’a vraiment rien d’extraordinaire…

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Nous passons la journée suivante chez Manu et Anne-Marie qui possèdent aussi une petite île au large de Boca Chica. Ils viennent nous chercher en bateau et nous découvrons un vrai petit coin de paradis ! Nous rencontrons également à cette occasion Sandra, Thierry et leurs deux garçons, Paco et Théo. Nous passons un excellent moment en leur compagnie, profitons de la piscine, déjeunons et les filles sont ravies de jouer avec les animaux de l’île : bambi un petit faon, un perroquet vert, les singes hurleurs qui nous accueillent avec leurs cris, titi le singe écureuil, le cochon et les poules. Heureusement nous ne verrons pas les quelques boas présents sur l’île. Elles prennent aussi plaisir à taquiner tonton moustache (Manu) qui le leur rend bien !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Nous retournons ensuite à Chiriqui pour passer du temps avec Regis, sa femme Diniria d’origine costaricaine et leur petite fille Tahina. Ils nous accueillent également très chaleureusement. En deux temps trois mouvements Diniria nous improvise un dîner avec gratin dauphinois, côtes de porc et en dessert… un Paris-Brest, mon dessert préféré !!! Un pur régal, rien à envier à nos chefs français, Diniria est un vrai cordon bleu. Elle nous fera également pendant notre séjour une tarte au chocolat et une charlotte aux fraises, miam ça fleure bon la France !!! Nous passons une première journée avec eux à la rivière. Nous prévoyons de quoi déjeuner et nous lézardons seuls au bord de l’eau bien fraîche. Léonie chasse les petites grenouilles pendant que Nell et Tahina font un concours de saut depuis les racines d’un arbre.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ils nous invitent ensuite 2 jours sur leur île privée où ils sont en train de construire leur maison écologique. Nous faisons les courses et c’est parti pour deux jours d’aventure à la Robinson Crusoé. Au programme, nuits à la belle étoile, feux de camp, douches au puit et toilettes sèches ! Nous prenons le temps de ne rien faire ou presque… Nous trouvons quand même le courage de partir en bateau pour aller voir les dauphins, de nous baigner un peu et de faire une partie de pêche. Les hommes partent en bateau pêcher au harpon tandis que les filles prennent des cours avec Diniria sur l’île pour pêcher à la ligne. Et il s’avère que ce sont les filles qui ramèneront le plus de poissons pour le dîner du soir. J’arrive à pêcher une aiguillette et un petit Pargo rouge, je suis plutôt fière de moi. Bon ok, j’ai un peu hurlé quand j’ai sorti le premier mais j’ai même ensuite tué le deuxième avec un gros couteau ! Pendant ce temps, les filles font leurs vies avec la petite Tahina que l’on surnomme « mimisiku » tellement elle est débrouillarde ! Il faut la voir grimper partout et nager comme un poisson… Après ses deux jours magiques, il est déjà temps de reprendre le bateau et c’est la larme à l’œil que nous quittons ce petit coin de paradis.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Nous continuons notre route en direction de Panama City, nous faisons un stop sur la plage très familiale de Santa Clara et le lendemain, après une journée galère d’intendance, nous nous arrêtons à Punta Chame. C’est là que Cédric se rend compte qu’il y a une fuite d’huile dans le moteur… aïe aïe aïe !!! Nous allons nous connecter à internet pour tenter de voir ce que c’est exactement, Cédric trouve rapidement que la fuite vient de la pompe à vide du système de freinage. La bonne nouvelle c’est que nous pouvons quand même rouler en faisant attention au niveau d’huile. Nous décidons donc de filer sur Panama City pour trouver un garage Ford et comme ça, nous nous renseignerons par la même occasion pour le ferry. Nous arrivons en plein carnaval, cela veut dire que tout est fermé, nous devons donc attendre jusqu’à mercredi pour commencer nos démarches. Nous profitons donc du temps que nous avons pour visiter Panama. La ville est découpée en deux parties, la ville moderne avec ses énormes buildings et le « Casco Viejo », le quartier du vieux Panama colonial. Nous décidons de privilégier ce dernier. Nous sautons dans un taxi qui passe dans des quartiers d’une pauvreté terrible pour nous mener jusqu’à destination. Il nous dépose et nous dit que nous pouvons nous promener tranquillement ici contrairement au quartier que nous venons de passer… Nous commençons par la promenade qui longe le bord de l’eau d’où nous avons une vue splendide sur le Panama moderne. Les filles se demandent même si nous ne sommes pas de retour à New-York ! Nous farfouillons par la même occasion sur les petits stands de souvenirs tenus par des femmes appartenant à la tribu indienne des kunas. Elles sont très typées, habillées en habits traditionnels et portent une quantité impressionnante de bracelets de perles aux chevilles. Nous arrivons ensuite sur la « Plaza de Francia » avec son obélisque surmonté du « Gallo Frances », sa statue de Ferdinand de Lesseps (français à l’initiative du canal de Panama) et l’Ambassade de France. Nous flânons ensuite dans les petites ruelles animées de la ville, admirons les belles demeures coloniales, certaines rénovées et d’autres encore à l’abandon. Nous apprécions aussi les petites boutiques où l’on peut acheter le fameux Panama (chapeau en réalité d’origine équatorienne), de magnifiques tissus ou vanneries.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Cette partie de la ville nous plaît énormément et après cette agréable journée nous partons bivouaquer à l’entrée du canal au bord de l’eau. Nous nous baladons et admirons le soleil se coucher derrière les énormes paquebots provenant du monde entier qui attendent leur tour pour passer les écluses. Ce fameux canal qui relie l’océan Pacifique à l’océan Atlantique et qui a été creusé à l’initiative d’un français, Ferdinand de Lesseps ! Malheureusement son projet tombé à l’eau à la suite d’un problème financier et des maladies tropicales qui tuèrent des milliers d’ouvriers. Les Américains ont sauté sur l’occasion et ont racheté la compagnie. Ils n’ont eu qu’à terminer le travail commencé et à en tirer profit. Finalement le Canal a ensuite été rétrocédé aux panaméens et représente maintenant une poule aux œufs d’or.

 

 

 

 

 

 

Le carnaval ayant pris fin en ce mardi soir, nous réservons notre journée du mercredi aux démarches administratives pour le ferry. Nous nous levons à 5h30 pour éviter le trafic du matin et allons directement sur le parking de Ferry Express en pleine ville. L’affichage sur la porte indique une ouverte très tôt aujourd’hui mais nous apprenons par un Monsieur que c’est une erreur et que le bureau n’ouvre en fait qu’à 13h puisque c’est lendemain de carnaval. Il nous dit que c’est valable pour toutes les administrations. Nous essayons quand même d’aller au bureau de police d’inspection judiciaire et effectivement c’est également fermé ! En gros, nous nous sommes levés pour rien, ce qui a le don de m’énerver (on ne rigole pas avec le sommeil !). Bref, ce n’est pas grave, nous allons faire le plein de gaz et là miracle le revendeur de gaz est ouvert… mais il n’a pas de propane. Il nous envoie sur la route de Colón chez un autre revendeur. Du coup, nous allons là-bas et filons ensuite directement au port de Colón, peut-être que là-bas ils pourront nous renseigner pour le ferry et puis en même temps maintenant on a du temps devant nous ! Nous commençons par aller à la police qui Dieu merci est ouverte, nous entamons donc la procédure. Le policier demande quand nous partons et nous lui répond au bateau de lundi prochain. Il nous demande pourquoi nous ne prenons pas celui qui part ce soir, nous le regardons avec des grands yeux, nous ne pensions même pas que cela pouvait être possible. Ni une, ni deux, la course contre la montre est lancée, nous entamons les différentes procédures. Nous devons récupérer notre papier à la Police, faire les formalités de sortie du pays, acheter nos billets de bateau et passer à l’inspection. Comme ça, ça paraît simple et rapide mais je ne vous relate pas les nombreux va-et-vient au supermarché pour faire les photocopies (une vingtaine au compte goutte évidemment autrement ce serait trop simple), les longues minutes d’attente aux différents guichets, l’inspection du véhicule avec les chiens… Sachant que tout cela se fait au rythme du pays donc très lentement. Effectivement, tout n’est pas encore bien calé au point de vue de l’organisation pour le ferry, nous ne sommes que 8 véhicules et ça a pris la journée, qu’est-ce que ça va être le jour où il y en aura une centaine !!! Bref, à force de patience nous arrivons tout même au bout et c’est le cœur léger que nous montons à bord du ferry ! Celui-ci est énorme, il y a même un casino, une discothèque, une salle de jeux pour les enfants et des restaurants ! Nous prenons possession de notre cabine et allons prendre un apéro bien mérité sur le pont du bateau, celui-ci quitte le Panama vers 20h00. Nous avons du mal à y croire, tout s’est fait tellement vite ! Notre seul regret sera de ne pas avoir eu le temps de voir le passage des bateaux dans les écluses du Canal, mais bon il y a parfois des opportunités à ne pas manquer…

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ca y est notre parcours en Amérique Centrale s’achève et nous avons déjà fait un peu plus de la moitié de notre voyage, comme le temps passe vite…

Nous sommes maintenant tous excités de partir à la découverte de l’Amérique du Sud !

4 commentaires

  1. Ismaël
    | Répondre

    C’est toujours un immense plaisir de pouvoir suivre votre parcours, vos aventures et vos péripéties…
    Bravo pour les récits et au plaisir de vous lire prochainement sur l’Amérique du sud.
    Meilleures pensées et continuez de profiter de chaque instants !!!!
    Ismaël

  2. Inge & Britt
    | Répondre

    Hello friends, we are so sadthat you did not have al the struggles that we and al overlanders have had with the convintional shipping …. In other Words; it is not fair …
    But now you have the best part of your trip in from of you. Colombia – Bilovia – Peru … thats all Music for us.
    We follow your blogg – and our last leg starts 15/5 when we head North for Alaska.
    Have fun Britt & Inge

  3. marjo
    | Répondre

    que d aventures ….. vivement la suite ! J’adore ta manière d écrire Karine !

  4. pierre
    | Répondre

    hello,

    nous aimerions vos commentaires sur la Colombie et l equateur ou nous voulons nous rendre.

    Merci

    Pierre et Claire

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