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Salvador, Honduras, Nicaragua, trois petits tours et puis s’en va…

Classé dans: Honduras, Nicaragua, Salvador | 2

Du 17 au 25 janvier 2015

 

 

Je n’épiloguerai pas longtemps sur le passage des frontières cette fois-ci… Le Salvador et le Honduras n’étant pas des pays très sûrs, nous décidons de les passer le plus vite possible. Quant au Nicaragua, nous prévoyons d’y faire quelques arrêts. Nous nous arrêtons une première nuit au Salvador sur la plage « El Tunco », le paradis des surfeurs américains. Nous passons une barrière et payons un droit d’entrée à la police pour accéder à ce petit village touristique bien fermé. Au moins nous serons en sécurité et puis c’est juste pour une nuit puisque nous reprenons la route dès le lendemain matin. Nous profitons tout de même de la plage de sable noir et tentons de trouver le sommeil au milieu de cette ambiance festive ! Quand nous repartons à 8h00 le lendemain matin, la musique est à fond et la fête bat toujours son plein !!! Ils ont de l’endurance par là ! C’est donc pas très frais que nous attaquons cette journée marathon.

 

 

 

 

 

 

Aujourd’hui, nous devons passer 4 douanes : sortir du Salvador, entrer au Honduras, sortir du Honduras et entrer au Nicaragua. Une journée sans fin… Les filles prennent leur mal en patience pendant que nous bataillons avec les douaniers. La paperasse, les photocopies, les longues minutes d’attente, les fumigations et les routiers qui paient les douaniers pour nous passer devant… Nous passons la dernière frontière (celle du Nicaragua) de nuit à 19h30 au bout du rouleau mais bien contents d’avoir terminé avec tout ça ! Nous bivouaquons sur le parking d’entrée d’un canyon en plein milieu d’un champ… Nous pensions être au calme mais nous faisons très vite réveiller par les coqs, l’âne et les chiens, nous reprenons donc la route aux aurores !  Nous nous rendons vite compte que le Nicaragua est un pays très pauvre. Beaucoup de gens circulent à cheval ou en charrettes au milieu des voitures ce qui donne une impression assez étrange. On voit également beaucoup de cultures (cannes à sucre, riz, coton, maïs…) et restons ébahis devant les agriculteurs qui travaillent encore avec des chars à bœufs. Nous nous dirigeons sans attendre vers Léon que nous traversons rapidement pour ainsi nous installer sur une plage « Las Peñitas » située à quelques kilomètres de là. Nous faisons une petite pause dans la cour d’un hôtel tenu par une française au bord de l’océan, histoire de se remettre de ces derniers jours pas très amusants. Nous profitons de la plage (même s’il est difficile de se baigner à cause des vagues de l’Atlantique), du très bon restaurant de l’hôtel et mettons également notre site à jour.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Nous reprenons ensuite la route et visitons cette fois Léon au passage, ville coloniale fort sympathique. Nous commençons par visiter sa basilique baroque toute de blanc vêtue, où est conservé un Christ en bois du XVIème siècle. Nous montons ensuite sur les toits afin d’avoir une vue d’ensemble sur la ville et les volcans environnants. D’autres églises attirent aussi notre attention comme « la Merced » et la « Iglesia de Recoleccion ». Nous sommes également interpellés par les fresques sandinistes qui habillent les murs des ruelles proches du « Parque Central » et qui montrent le côté contestataire de León. Nous faisons même un petit arrêt dans une boulangerie-pâtisserie française. Il est 10h00 du matin mais nous ne pouvons y résister : nous commandons du pain frais accompagné d’une grande assiette de fromage et de charcuterie. Nous n’avons même pas le temps de prendre une photo, nous nous ruons dessus ! Il manquait juste un petit verre de vin pour accompagner tout ça !!! Les filles finissent le casse croûte par un fraisier… De quoi se revigorer !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Nous nous dirigeons ensuite vers Léon Viejo situé à quelques dizaines de kilomètres de la ville afin de visiter une fabrique de matériaux en terre cuite. Elle n’est normalement pas ouverte au public mais un gentil Monsieur à la réception nous propose une petite visite guidée rien que pour nous. Sont fabriqués ici, des briques, des tuiles et des tommettes. Nous voyons d’abord la préparation d’argile et de terre dans les gros bacs qui est prête pour la fabrication du lendemain et nous allons ensuite vers les fours de cuisson. C’est impressionnant ! Nous rentrons carrément à l’intérieur du four. Ils arrivent à y mettre plus de 8000 pièces à cuire d’un coup. Sur les côtés, il y a les deux foyers où ils enfournent le bois pour faire monter la température. Les fours sont allumés dans la nuit vers 3 heures du matin et les éléments cuisent environ 18 heures. La température du four monte à plus de 1000°. Le four met ensuite trois jours à refroidir et ils peuvent alors le vider. Nous marchons avec précaution entre les éléments prêts à être enfournés et ceux déjà cuits en attente d’expédition et allons à la rencontre d’une famille en train de travailler. Notre guide nous explique que chaque famille à un bout de terrain dans la fabrique qu’elle utilise pour entreposer sa production. Il n’y a pas d’obligation de rendement, elle est payée ensuite en fonction du nombre de pièces qu’elle arrive à produire. Nous allons d’abord saluer le père qui est en train de mélanger la terre et l’argile en malaxant tout ça avec ses pieds. Un boulot de fou, il est en plein soleil sous une chaleur de plomb et fait ça toute la journée. Sa femme vient chercher le mélange quand il est prêt et remplit les moules avec son fils pour faire des pavés. Notre guide nous dit que le petit garçon qui doit à peine être plus vieux que Nell, vient aider ses parents après l’école afin de pouvoir payer ses cahiers et ses livres. Quand nous expliquons ça aux filles, elles n’en reviennent pas. Une belle leçon de vie même pour nous ! Les filles sont toutes contentes d’aller chercher des bonbons dans le camping-car pour les donner au petit garçon qui les remercie timidement en affichant un large sourire. Nous nous dirigeons vers la sortie et remercions chaleureusement notre guide pour cette visite très intéressante.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Nous continuons ensuite notre route un peu plus au sud sur la côte pacifique où nous trouvons un chouette camping à Masachapa au bord de l’océan avec en prime une énorme piscine rien que pour nous. Mais nous ne traînons pas et nous dirigeons rapidement vers Catarina, petit village connu pour sa vue magnifique sur la « Laguna de Apoyo ». Nous passons quelques petits villages qui proposent de l’artisanat local : des meubles, des fleurs et tout un tas de petits objets en terre cuite assez « kitch » et colorés ! Nous accédons ensuite au mirador qui surplombe le lac de cratère de la lagune et qui offre vraiment une vue spectaculaire.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Nous quittons ce lac de cratère pour en découvrir un autre, celui de la lagune de Massaya. Nous y allons essentiellement pour découvrir son volcan. Le volcan Massaya est un des volcans les plus accessibles du Nicaragua qui en compte un grand nombre. Nous empruntons la route goudronnée qui mène jusqu’au cratère. Pour tout vous dire, une fois au sommet, on y voit pas grand chose avec les fumerolles par contre une odeur d’œufs pourris nous chatouille les narines ! Il existe un belvédère plus élevé qui permet de profiter d’une meilleure vue mais celui-ci ferme juste au moment où nous arrivons pour des questions de sécurité (trop de fumerolles peut-être ?!). Pas de chance, du coup il n’y a pas grand chose à voir et au lieu de dormir dans le parc comme prévu nous filons directement à Granada.

 

 

 

 

 

 

Nous y arrivons assez rapidement et nous installons en plein centre ville, sur le parking des pompiers qui nous autorisent à rester là pour l’après-midi et la nuit. C’est pas le top au niveau vue ou propreté mais ça fera bien l’affaire ! Nous allons sans attendre en ville et décidons de la découvrir en calèche, pour le plus grand bonheur des filles. Granada s’avère être une ville coloniale charmante. Nous partons de la place centrale où siège la cathédrale et faisons un grand tour. Nous voyons un bon nombre d’églises, de très belles maisons à l’architecture coloniale, la gare (reconvertie en école) avec sa locomotive et son train d’époque et bien d’autres choses encore. Nous finissons la journée à flâner dans la ville et nous dînons dans la rue piétonne, très animée.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le lendemain, direction le lac de Nicaragua (10ème plus grand lac du monde) et l’île d’Ometepe. Cette île est constituée de deux volcans jumeaux et il est vrai que la vision de ces deux cônes dressés sur les eaux depuis la berge du lac est plutôt saisissante. Nous arrivons sur les coups de 10h30 et nous garons sur le parking  mis à disposition pour les départs en bateau sur l’île où nous passerons par la même occasion la nuit. A peine sortis de notre véhicule, un homme nous saute dessus pour nous vendre son excursion. Il est 10h45, le prochain bateau part à 11h00, tout se fait donc dans la précipitation. Il nous propose un package avec un véhicule particulier pour nous 6 qui nous emmène où nous voulons dans l’île et qui inclut également une entrée dans un parc, le retour se fera par le bateau de 17h30. Nous payons et nous engouffrons dans le bateau de justesse. Le vent souffle fort et le lac est bien agité, ça tangue sérieux dans notre coquille de noix… tout ce que j’aime ! Nous arrivons au bout d’une grosse heure de trajet pendant laquelle nous avons tout de même pu apprécier la vue sur les deux volcans. Nous débarquons et notre chauffeur vient nous accueillir. Nous faisons le point avec lui sur ce que nous voulons faire et là il nous annonce comme une fleur que le bateau de 17h30 ne fonctionnera pas aujourd’hui, qu’il ne sait pas si celui de 16h00 sera maintenu et qu’il faut donc prévoir de repartir par celui de 15h00 !!! C’est quoi cette arnaque, on a payé pour 5 heures d’excursions et on nous annonce que finalement on ne passera que 3 heures sur l’île. Hilda prend son téléphone dare-dare et appelle celui qui nous a vendu l’excursion mais elle n’en tire rien, il n’y est pour rien dans l’organisation des bateaux. Bref nous filons en direction de Ojo de Agua pour profiter du peu de temps que nous avons. Après 20 minutes de minibus nous y arrivons et là surprise nous devons payer l’entrée alors que ça devait être inclus dans notre package. Là ça commence à faire beaucoup… Nous entrons et l’endroit est plutôt sympa, il y a une piscine d’eau douce semi-naturelle au milieu de la végétation dans laquelle nous allons pouvoir nous détendre un peu les nerfs. Vu que nous n’avons pas beaucoup de temps nous commandons tout de suite à déjeuner pendant que les filles se rafraîchissent dans l’eau. Nous buvons un verre en attendant et par précaution précisons au serveur que nous sommes assez pressés. Au bout de 45 minutes toujours rien… Nous allons aux nouvelles, le serveur nous dit que les cuisses de poulets sont longues à cuire. 20 minutes après toujours rien… Nous allons jusqu’au cuisine et là on nous dit que le poulet est en train de décongeler !!!! C’est le pompon ! Résultat : c’est l’heure de partir et on n’a pas mangé. Tant pis on ne peut pas attendre, nous allons retrouver notre chauffeur. Il nous dit comme il le craignait que le bateau de 16h00 n’est pas confirmé mais qu’il y en a un sûr à 15h00 à un autre port. Nous n’avons donc plus le temps de rien faire, nous lui demandons donc en colère de nous conduire au bateau. Nous achetons un bout de pain et trois paquets de chips et embarquons au bout du rouleau. Comment est-ce possible de vendre une excursion pareille ? Le Nicaragua n’est déjà pas un pays avec beaucoup de ressources alors à ce train là même les touristes vont partir en courant. Vient le moment de s’expliquer avec la compagnie d’excursions. Bien sûr le charmant Monsieur en question s’est planqué mais nous discutons avec une autre personne du bureau. Il essaye de démêler l’affaire pour voir à qui revient la faute. Il dit qu’il n’est pas responsable des horaires de bateau et que le fautif est le chauffeur du van car il y avait en fait un bateau à 16h00. Bref au bout du compte il nous rembourse une partie de la somme versée et nous repartons bien déçus de cette journée qui aurait pu être bien sympathique. Nous sommes d’ailleurs tellement déçus que nous décidons de ne pas dormir là et de repartir en direction de la plage pour passer la nuit.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Après quelques kilomètres de piste parcourus, nous arrivons presque au bivouac prévu mais le dernier kilomètre est infranchissable avec le camping car, décidemment c’est pas la journée ! Il fait nuit, nous en avons ras le bol, après quelques tentatives dans différents établissements nous tombons dieu merci sur un hôtelier américain qui accepte que nous dormions sur son parking gratuitement. Heureusement qu’il y a quelques américains sympas dans ce pays pour faire la balance avec l’antipathie des Nicaraguayens ! Nous y passons finalement 2 nuits et profitons de la plage, de la piscine et même d’une « barbecue party » organisée par l’hôtel.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ainsi s’achève notre périple au Nicaragua qui ne nous laissera pas un souvenir impérissable. Les paysages ne nous ont guère marqués et les différents problèmes rencontrés nous laissent un petit goût amer. Nous avons été très étonné de voir à quel point cette population reste fermée aux étrangers. C’est le premier pays où nous ressentons cela.

C’est donc avec enjouement que nous préparons notre passage de la frontière Costa Ricaine, un pays qui nous fait rêver depuis longtemps…

2 commentaires

  1. Pierre Maroun
    | Répondre

    Je suis désolé pour votre expérience du Nicaragua. Je connais ce pays depuis 2008. J’ai 57 ans et c’est peux-être là.bas que j’irai passer ma retraite et truover une quelconque activité dans le tourisme. Je vous conseille d’y retourner un jour et je suis sûr que ca se passera mieux cette.fois-ci.
    Salutations et merci d’avoir partagé votre carnet de route.
    Pierre

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