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Viva Argentina !

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Du 25 mai au 15 juin 2015

 

Après une courte nuit, nous quittons le parking de la douane tôt le matin pour aller au ravitaillement à la ville frontière côté Argentine. La Quiaca est une petite ville qui n’a rien d’extraordinaire mais nous apercevons déjà une boulangerie, une supérette et une banque ce qui nous met tout de suite de bonne humeur. On attaque par la banque, je fais la queue longuement pour accéder au distributeur et quand c’est à mon tour je n’arrive pas à retirer, ça commence bien… Je reste bloquée à l’intérieur un homme puis un deuxième me demande de l’aide pour effectuer leurs opérations bancaires ! Je comprends à moitié ce qu’ils me disent mais j’arrive tout de même à les aider, ces pauvres gens sont sûrement illettrés et c’est moi qui les aide avec mon piètre espagnol ! Bref, il faut maintenant qu’on trouve une solution pour nous procurer de l’argent. En Argentine, il y a ce qu’on appelle le « blue dollars » c’est une sorte de marché noir pour changer les dollars dans la rue ou dans certains établissements à un taux très avantageux. Il faut qu’on se lance mais on ne sait pas trop comment s’y prendre. Je vais discrètement poser la question dans un hôtel qui me renvoie dans une espèce de boutique relais pour les colis. Je rentre et c’est noir de monde, tout le monde passe devant tout le monde donc au bout d’un moment je décide de faire pareil… Je pose une nouvelle fois discrètement la question à la jeune fille du guichet qui a l’air toute gênée, elle demande à son boss et du coup toute la boutique à les yeux rivés sur moi, oups ai-je fait une boulette ?! Je n’en sais rien mais finalement ils me renvoient chez une autre compagnie au terminal de bus. C’est le vrai parcours du combattant ! Je tombe cette fois-ci sur une dame et j’arrive enfin à changer mes dollars, ça y est nous allons pouvoir faire des courses. Nous faisons le plein d’eau, le plein d’essence et « vamos », nous partons à la découverte de l’Argentine. Une fois de plus, nous sommes coupés net dans notre élan, au fur et à mesure que nous approchons, nous voyons un nouveau barrage sur la route, mais c’est pas vrai, on a vraiment la poisse. On va tâter le terrain comme d’habitude mais impossible de passer, une histoire de salaire cette fois-ci. L’automobiliste juste devant nous, nous dit que ça devrait se débloquer vers 14h… Nous prenons notre mal en patience et déjeunons en attendant, c’est au moins l’avantage du camping-car… Finalement, on nous dit que ça va durer au moins jusqu’à 17h mais que l’on peut contourner le barrage par les champs. Notre patience ayant des limites, nous voilà en train de rouler dans la pampa en mode 4×4 ! Cédric me fait peur, il prend de grosses descentes, traverse le lit d’une rivière, et zigzague au milieu des champs. Nous suivons des yeux au loin un véhicule qui nous indique à peu près où passer. Nous arrivons enfin jusqu’à la route juste après le « bloqueos », dieu merci la voie est libre, cette fois, plus rien ne nous arrête ! Nous filons à vive allure dans la pampa et passons notre première nuit dans un petit coin au milieu de la nature.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Nous sommes encore sur de hauts plateaux arides, battus par les vents, dans la partie andine de l’Argentine. C’est ici que survivent les derniers fils légitimes de ce pays, les indiens du sud de l’Argentine ayant été décimés depuis bien longtemps. Nous profitons aussi de nos derniers lamas au grand désespoir de Léonie (elle les adore). Nous continuons en direction d’Humahuaca et de sa Quebrada pour y découvrir de splendides paysages, des montagnes multicolores aux phénomènes géologiques étonnants. Nous faisons un stop à Humahuaca, gros bourg qui a gardé son cachet authentique avec ses ruelles pavées, ses maisons en pisé et ses petites boutiques artisanales.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Nous prenons la route à nouveau et faisons halte au monument qui symbolise le tropique du Capricorne. Il n’est pas exceptionnel mais nous nous sommes arrêtés au tropique du Cancer au Mexique, sur la ligne de l’Equateur, nous sommes donc obligés de nous arrêter au tropique du Capricorne en Argentine, cela méritait une photo,non ?!

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Nous repartons et apprécions de plus en plus l’environnement qui nous entoure, nous découvrons les montagnes aux sept couleurs (mauve, beige, vert, rose…), on appelle d’ailleurs la région « la palette du peintre » . Nous prenons ensuite une petite route sur la droite qui nous conduit au petit village de Tilcara. Nous visitons la Pucara de Tilcara, une forteresse de l’époque inca au sommet de la colline. Les habitations en pierre ont été restaurées par des archéologues, elles ont été reconstituées avec précision, les poutres des maisons sont en bois de cactus et les toits recouverts de torchis. Une belle balade dans la nature au milieu des cactus ! Nous retournons au centre du village pour profiter de l’ambiance chaleureuse et estivale de la place. Nous sommes samedi les familles se baladent tranquillement, les adultes discutent en sirotant leur mate, boisson emblématique de l’Argentine, pendant que les enfants s’amusent. Il y a de nombreux stands, c’est l’occasion pour nous de goûter aux « empanadas », petits chaussons fourrés à la viande ou au fromage. Nous les achetons à une mamie très sympathique et les dégustons sur un banc au soleil, c’est délicieux et notre repas nous aura coûté seulement 8 euros !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Nous quittons maintenant pour de bon la cordillère des Andes et descendons en direction de Salta, la plus grande ville du Nord-Ouest Argentin. On surnomme cette jolie ville coloniale « La Linda » (la belle). Nous nous installons au camping pour quelques jours, le temps de visiter la ville, mettre à jour le site (on est super à la bourre), réserver les billets d’avion, laver le linge, faire le plein de courses et de gaz, on a du pain sur la planche ! Nous commençons par les corvées puis dédions une journée à la visite du centre ville. Nous rayonnons autour de la « Plaza 9 de Julio », cœur historique de la cité. Il fait bon s’y promener avec ses rues semi-piétonnes, ses palmiers et ses nombreux cafés. Nous arpentons également les nombreuses boutiques qui proposent de l’artisanat original qui me plait beaucoup mais malheureusement trop cher pour notre bourse… Nous finissons par visiter le musée archéologique de « Alta Montana ». Il retrace l’histoire d’une expédition qui a permis l’exhumation de 3 momies d’enfants à 6739m d’altitude sur le volcan Llullaillaco. Ces pauvres enfants ont dû être sacrifiés lors d’un quelconque rituel. On peut voir dans un premier temps les équipements de montagne utilisés par les archéologues, puis de nombreux objets et tissus retrouvés dans les sépultures notamment des poupées miniatures en or habillées d’étoffes finement tissées. Vient ensuite le moment de découvrir une des momies puisqu’elles sont exposées alternativement pendant 6 mois. Les filles appréhendent et ne savent pas à quoi s’attendre, nous avions déjà renoncé au musée des momies à Guanajato au Mexique pour éviter les cauchemars mais cette fois nous y allons. Nous découvrons une petite fille de six ans derrière son bocal en verre. Son état de conservation est tout simplement incroyable, c’est comme si elle était endormie. On peut voir énormément de détails, ses cheveux, ses cils et sourcils, ses dents… Elle est assise, jambes pliées et vêtue d’une robe, ses épaules sont recouvertes d’un tissu. Son corps est conservé dans une capsule à une température de -20° où l’oxygène est moindre et la lumière filtrée. Nous voyons également des photos du petit garçon de 7 ans et de la jeune fille de 15 ans, eux aussi retrouvés en haut du volcan et tout aussi bien conservés. Nous avons du mal a détacher nos yeux de cette petite fille qui à l’âge de Léonie et il est difficile de comprendre comment des croyances divinatoires pouvaient pousser ces peuples à de tels actes. Le musée est petit mais il vaut tout de même le détour.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Nous retrouvons ensuite de nouveau Pauline et Sylvain pour une petite soirée barbecue au camping, on se fait même plaisir avec du pain, du fromage et une bouteille de vin, le top ! Nous les quittons le lendemain, eux doivent faire réparer leur van et quant à nous, nous allons en direction de la Quebrada de la Conchas et de Cafayate, jolie petite ville entourée de vignobles et de bodegas (caves à vin). Nous sillonnons donc cette agréable route en prenant tout notre temps, nous passons d’ailleurs une nuit au calme dans la Quebrada avant d’atteindre Cafayate, un bivouac idéal en pleine la nature. Il fait frisquet le matin, -10° à l’extérieur et 5° à l’intérieur du camping-car, on a du mal à sortir de sous la couette ! Au fur et à mesure que nous avançons, la terre rougit et la vallée devient de plus en plus étroite. Au fil des années l’eau et les vents ont façonné les montagnes ocres et leur ont donné des formes surréalistes. Nous voyons un rocher en forme de crapaud, un obélisque, des rochers percés de fenêtres et également d’immense faille dans la montagne ! On se sent une nouvelle fois tout petit. Nous profitons du point de vue sur la vallée qu’offre le mirador des « tres cruces » et faisons également un arrêt près de la rivière pour admirer « Los Castillos », de gigantesques châteaux de roche posés sur le lit du rio. Les paysages sont dignes d’un western et nous rappellent beaucoup ceux des Etats-Unis. Nous quittons ces fabuleux paysages pour rejoindre Cafayate où nous passons une nuit. Nous flânons dans cette petite bourgade paisible située au pied des montagnes et en profitons pour acheter quelques bouteilles de vin argentin.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Nous refaisons ensuite une nuit étape à Salta et passons une dernière soirée avec Sylvain et Pauline qui prennent un chemin différent du nôtre. Le lendemain, nous attaquons une longue route en direction des chutes d’Iguazu. Nous avons 2000km à parcourir et savons qu’il n’y a pratiquement rien à voir sur la route alors il va falloir prendre notre mal en patience. Notre route nous prendra 3 jours, nous avalons les kilomètres et trouvons un bivouac dans la nature lorsque la nuit est prête à tomber. Nous passons en rase campagne, il n’y a effectivement pas grand chose à faire, c’est une région où il y a beaucoup de cultures et d’élevages. Les paysans vivent dans de toutes petites maisons au milieu de leurs immenses terres et ont bien souvent pour moyen de locomotion des chevaux. Puisque c’est une zone assez marécageuse, nous croisons au passage quelques animaux : un serpent, des nandous (sortes de petites autruches), des cigognes, des aigles, des perroquets et beaucoup d’autres oiseaux… Nous aurions aimé aller jusqu’à la réserve naturelle d’Ibera mais malheureusement nous n’avons pas fait attention et notre réserve d’essence ne sera pas suffisante et comme nous sommes dans un coin perdu, la prochaine station se trouve à des kilomètres… dommage ! Nous passons une nuit devant une estancia en demandant l’autorisation aux propriétaires. Les deux jeunes à qui nous demandons nous regardent de travers et se demandent de quelle planète nous venons avec notre camion mais ils acceptent. Le lendemain matin, nous dormons tranquillement quand quelqu’un nous réveille en tambourinant à la porte… Ce sont deux dames et deux enfants qui habitent dans la ferme et qui viennent discuter ! En fait, elles viennent plus quémander que discuter. Il faut dire que les argentins sont comment dire assez « bohème », cela nous a frappé dès notre entrée dans le pays. Beaucoup vivotent en vendant leur artisanat dans la rue, voyagent avec de vieux vans, ils sont plutôt « baba cool » et ça ne les dérange pas de vivre au jour le jour. En l’occurrence, cette dame là avait besoin de chaussures pour sa petite fille qui était effectivement pied-nus. Je lui propose une paire de chaussure à Léonie mais qui est bien sûre trop grande alors elles finissent par partir. Maintenant que nous sommes réveillés, nous déjeunons quand un jeune garçon à cheval vient se planter devant le camping-car… Décidemment nous avons du succès aujourd’hui, je crois qu’ils ne doivent pas voir passer beaucoup de monde par ici ! Il doit avoir 10 ans et traîne son petit frère de 3 ans derrière lui et qu’est-ce qu’il nous demande, des chaussures !!! Ils sont tenaces ses argentins ! Nous lui proposons une nouvelle fois la paire de chaussures de Léonie mais ça ne convient toujours pas alors ils repartent tout penaud… Les filles n’en reviennent pas que les enfants n’aient pas de chaussures.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Nous continuons notre route et notre prochain arrêt est San Ignacio Mini, petit village connu pour sa mission jésuite. En effet, on peut trouver plusieurs ruines de missions dans la région notamment en Argentine, au Paraguay et au Brésil. Celles-ci se multiplient dans les années 1620 car les jésuites souhaitent évangéliser et éduquer les indigènes. Les habitants guarani trouvent donc refuge dans ces missions où ils se convertissent au christianisme et où ils vivent en communauté, cela leur permet surtout de se protéger contre les colons. Ceci ne durera pourtant pas, le trône d’Espagne et le Portugal ne voyant pas cela d’un bon œil, l’ordre des jésuites est dissout et les indiens chrétiens pourchassés et remit à eux même. La plupart des missions sont alors détruites… Nous nous installons donc dans un petit camping où nous rencontrons Josepha, Julian et leur petite fille Joachima. Cette famille argentine est depuis peu en voyage pour une durée indéterminée, leur souhait est de partir en Europe… Nous sympathisons en faisant une ou deux parties de Uno en franco-espagnol ! Josepha est une inconditionnelle du « mate », comme la plupart des argentins d’ailleurs. On essaye d’en apprendre un peu plus sur cette fameuse boisson locale. Nous avons acheté le contenant (bol et pipette) et avons essayé mais nous ne trouvons pas ça très bon, c’est une sorte de tisane amère avec un arrière goût de tabac… Les argentins eux en raffolent, ils en boivent toute la journée, ils se promènent avec leur petit bol et leur thermos. Dans les stations services on trouve même des distributeurs d’eau chaude. Bref, c’est paraît-il bon pour le transit et la santé, Josepha nous propose de goûter au sien mais nous ne sommes décidemment pas fans ! Le lendemain direction la mission, nous nous garons et allons au guichet. Ouah ! c’est hors de prix, l’équivalent de 15 euros par personne et les filles paient le même tarif ! Nous trouvons cela exagéré pour des ruines, et décidons de rebrousser chemin, c’est dommage mais bon il faut parfois faire des choix… Du coup nous filons sur la petite « Playa del Sol » pour passer l’après-midi au calme. Cette plage attenante à la ville est en fait au bord du rio Parana. Nous ne nous baignons pas mais profitons d’un magnifique coucher de soleil sur le Paraguay qui se trouve de l’autre côté de la rivière.

 

 

 

 

 

 

 

 

Nous filons ensuite vers Puerto Iguazu où nous arrivons en fin d’après-midi. Nous sillonnons les rues de la ville pour prendre nos marques et atterrissons sur le « Hito 3 fronteras ». Un belvédère surplombe le confluent du rio Iguazu et du rio Parana et nous pouvons voir d’un seul coup d’œil l’Argentine, le Brésil et le Paraguay, c’est plutôt amusant et nous prenons une photo souvenir de nous et des trois pays.

 

 

 

 

 

 

 

 

Nous sommes tout excités d’aller visiter le parc des chutes d’Iguazu le lendemain. C’est un lieu qui nous tient à cœur et qui à l’air vraiment magnifique, nous comptons bien en profiter ! Malheureusement, c’est la grande déception au réveil, le temps est exécrable et il n’est pas question de faire les chutes autrement qu’avec un beau ciel bleu. Nous consultons la météo qui n’est pas fameuse, je crois que nous allons devoir être patients car le soleil n’est prévu que dans trois jours. Nous prenons notre mal en patience et occupons nos journées comme nous pouvons, en faisant un peu de nettoyage, un peu de courses, un peu de bricolage et de devoir pour les filles. Nous profitons d’une petite éclaircie pour aller découvrir un jardin assez particulier, il se nomme « El Jardin de los Picaflores ». Ce tout petit jardin a été créé à l’initiative d’une dame passionnée non pas de fleurs mais de colibris. Nous entrons timidement dans ce petit espace verdoyant et le spectacle ne se fait pas attendre. Une centaine de colibris plus jolis les uns que les autres virevoltent atour de mangeoires pour se délecter d’un nectar sucré. C’est incroyable, ils sont tellement nombreux ! Il y a différentes espèces, certains n’atteignent pas plus de 5cm, ils n’ont pas du tout l’air d’être gênés par notre présence et vont et viennent en totale liberté. Ils nous passent même parfois à ras les oreilles dans un vrombissement impressionnant. Nous restons là, à les observer pendant de longues minutes et nous tentons malgré leur rapidité de prendre quelques photos. Un moment vraiment magique…

 

 

 

 

 

 

 

Après 3 jours de longue attente, le beau temps est enfin revenu, la journée s’annonce splendide. Nous nous réveillons de bonne heure et de bonne humeur pour partir à l’assaut des chutes d’Iguazu ! Nous entrons dans le parc et commençons par prendre un petit train qui nous mène au commencement du circuit inférieur. Nous débutons notre marche dans la fôret, comme il est relativement tôt nous sommes seuls sur le sentier, la balade est agréable dans cette belle végétation tropicale. Au fur et à mesure que nous avançons, nous entendons le bruit des chutes aller crescendo mais nous ne voyons encore rien. Puis, les elles apparaissent, d’abord au loin et nous nous rapprochons petit à petit. Le spectacle est superbe et les chutes sans fin. Iguazu en langue guarani signifie « grandes eaux », un doux euphémisme quand l’on sait que plus de 200 chutes se succèdent ici sur un front de 2,7 km ! Les cascades se jettent les unes dans les autres parfois en de minces filets ou parfois en de larges cataractes qui déversent des milliers de litres d’eau dans un grondement assourdissant. La saison des pluies est terminée, cette période est donc celle où les chutes sont les plus spectaculaires, c’est pourquoi elles prennent alors cette couleur marron-roux. La balade est somptueuse, nous avons du mal à décrocher notre regard de ces paysages. Sur le chemin, nous rencontrons de jolis papillons et aussi des coatis peu sauvages qui sont surtout à l’affût de nourriture. Ils sont très entreprenants, il faut se montrer vigilant car ils peuvent aussi être agressifs et mordre. Nous arrivons bientôt au point fort de ce circuit, le belvédère de la chute Bossetti. Nous sommes juste en dessous de cette énorme cascade, on ne s’entend plus parler et prenons par la même occasion une petite douche ! Les nombreux arcs-en-ciel apportent la petite touche finale à ce décor de rêve. Nous descendons ensuite un petit sentier en contrebas jusqu’à un embarcadère où nous prenons un bateau pour aller sur la petite île « San martin » et apprécier les chutes sous un nouvel angle. Nous arrivons sur une petite plage de sable où nous attendent 172 marches pour arriver au sommet de l’île. Une ascension qui en vaut bien la peine puisque la vue est une fois de plus magnifique. Nous faisons le tour de l’île et de l’autre côté, nous découvrons un joli panorama au loin sur l’extraordinaire rideau de la « Garganta del Diablo ». Nous réintégrons la terre ferme et faisons une pause déjeuner avant d’attaquer le circuit supérieur. Nous essayons tant bien que mal de semer les coatis qui ont flairé les chips… Une fois requinqués, nous allons découvrir les chutes du dessus cette fois-ci !!! Nous enchaînons les passerelles et nous rendons mieux compte de la hauteur des cascades et des mètres cubes d’eau qui se déversent dans le rio. Nous découvrons les belvédères les uns après les autres en longeant la brèche géologique et nous faisons par la même occasion mouiller par une bruine constante très rafraîchissante. Nous reprenons le train pour le dernier belvédère et pas n’importe lequel, celui de la « Garganta Del Diablo » (la gorge du diable) où la cascade la plus impressionnante du site s’abîme. Nous marchons sur une longue passerelle de 1300m au dessus d’un fleuve au cours plutôt tranquille. Le fond sonore devient de plus en plus important et de gros nuages de vapeur annoncent notre arrivée imminente au bord des gorges. Nous nous approchons de la barrière et là le spectacle est époustouflant ! Il est difficile de mettre des mots sur un tel paysage. Le « Salto Union » qui se déverse dans cette gorge est d’une puissance incroyable, le bruit autour de nous est assourdissant. Nous restons de longues minutes à admirer ce tableau magnifique sans se lasser du spectacle. Cette journée a été un must dans notre voyage qui termine en beauté notre découverte de cette toute petite partie de l’Argentine. Nous en garderons un merveilleux souvenir.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Maintenant nous allons sans plus tarder passer la frontière brésilienne pour voir si les chutes sont aussi belles de l’autre côté !

1 commentaire

  1. mam
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    Coucou mes petits poussins. Encore des merveilles à nous raconter. On ne se lasse pas. Gros bisous à tous les quatre et à bientôt

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